samedi 10 janvier 2009

Milky Way (Tejút) de Benedek Fliegauf le 15 janvier 2009 à 20h Institut hongrois de Paris

Milky Way (Tejút) de Benedek Fliegauf
75 minutes, sans paroles
Léopard d’or à Locarno en 2007, Milky Way est un film expérimental unique. Il est aussi difficile de le décrire que de conter un rêve. Une dizaine de séquences s’enchaînent : une prairie la nuit, un bord de route, une cour d’immeubles ou un bain public. Elles sont habitées par des humains que le réalisateur aborde comme d’étranges créatures. Grâce à une photographie soignée, le film nous fait découvrir une nouvelle architecture de la nature et de la ville. D’une grande beauté plastique et bercé par la musique du collectif Raptors’ Kollektíva, Milky Way est une expérience hypnotique.
Entrée: 3/5 €

Institut Hongrois de Paris - 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 06 44
Métro : Saint-Sulpice • Mabillon Bus : 58, 84, 89
instituthongrois@wanadoo.fr
http://www.instituthongrois.fr/

Voir aussi Blog des Mardis hongrois de Paris
Et l'interview de Benedek Fliegauf

5 commentaires:

  1. Une de mes expériences cinématographiques les plus ennuyeuses proche de la torture, une succession de quelques plans fixes très longs, insipides, épuisants, je pense qu’il vaut mieux vous asseoir à une terrasse de café et regarder la vie qui passe sinon bon courage !
    Stephane.

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  2. Cher ami, je ne pensais pas aller voir ce film, mais vous m'avez donné envie de le voir. C'est justement le contraire du type de film qu'on peut voir actuellement. Et en plus les terrasses de café sont de plus en plus enfumées tandis qu'une salle de cinéma est abritée du tabac :)
    Mais blague à part, ce type de cinéma est un peu typique du cinéma hongrois, non ?

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  3. Il me semble que non, cela n'est pas typique.
    C'est bien au delà du typique comme une transcendance de la tristesse hongroise dans l'incompétence d'une caméra effervescente oubliée sur un trépied devant l'entrée du métro un jour de grève à 4 heure du matin sous la pluie, c'est une arnaque intellectuelle, le film est très bien expliqué par quelques savants sachant, c’est sûr, c’est chiant et dire qu’il a même réussi à avoir un prix, ce qui est un mystère extravagant.
    Depuis je sais que le bonheur est hors cadre.
    Je me rends compte que je lui fais de la publicité en en parlant ainsi, alors allez-y tous si vous avez la nostalgie de la mire ORTF.

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  4. Vous m'avez définitivement convaincu. Oui j'ai la nostalgie de la mire ORTF, mille fois plus excitante que le contenu des 350 ou 500 (que sais-je) chaînes câblées, TNT, sur écran home cinéma et je ne sais quoi. Depuis quelques temps déjà je regarde par ma fenêtre les avions laissant des trainées blanches dans le ciel, les nuages qui prennent autant de formes suggestives histoire d'exciter mon imagination...
    Alors le vrai cinéma du 3ème millénaire c'est peut-être une caméra oubliée sur un trépied, laissant la mise en scène au hasard.
    Je vous propose d'en débattre au prochain colloque que j'organise autour d'une flammeküche le 20 janvier à 20 heures au Flam's 62, rue des Lombards. Le thème pourrait en être "Voie lactée, oui mais impasse ? Sinon quelle issue ? " ou "Voie lactée ou caméra abandonnée sur un trépied ?" Je vous laisse le choix du thème et vous souhaite un bon dimanche. Couvrez-vous bien il fait froid.

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  5. Quel ennui, mais quel ennui que ce film ! Le réalisateur aurait mieux fait de laisser la mise en scène au hasard… Au moins le film aurait-il été au minimum poétique. Je l’ai trouvé au contraire inutilement long, creux, lourdingue dans la mise en scène et esthétiquement plutôt raté. Et pour ceux qui espéreraient se rattraper avec la musique, il ne faut pas y compter. Il y en a environ 5 minutes vers la fin – plus le générique – et qui ne bercera personne (contrairement à ce que prétend le dossier de presse). Ça se veut de l’art, mais ça fait l’effet d’une imposture totale. Tejút, un film expérimental unique, nous dit-on ? Heureusement !

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