vendredi 11 septembre 2009

Hongrie-Slovaquie - Bien plus qu’une querelle linguistique

"Une loi rendant l’usage de leur langue passible d’amende suscite la colère des Hongrois de Slovaquie – et de Budapest. Mais cette dispute dissimule surtout des rancœurs historiques et des calculs politiques.

Durant l’été 2006, Robert Fico a formé en Slovaquie un gouvernement à caractère nationaliste, ce qui augurait d’une probable hungarophobie. Dès le 12 septembre 2006, faisant fi de la présomption d’innocence, il accusait Malina Hedvig de s’être frappée elle-même pour attiser le sentiment antislovaque dans le pays [cette étudiante d’origine hongroise a été violemment agressée par deux hommes parce qu’elle parlait hongrois au téléphone dans la rue ; la police slovaque a mis en doute son témoignage]. Son but était d’affaiblir le Parti national slovaque [formation nationaliste, néofasciste, membre de la coalition au pouvoir] et celui de [l’ancien Premier ministre] Meiar, et d’accaparer leurs électeurs. Puis vint l’interdiction d’utiliser les noms de lieu hongrois dans les manuels hongrois et la loi sur la langue d’Etat [limitant et, dans certains cas, punissant l’usage de la langue hongroise*]." La suite de l'article sur courrierinternational.com du 11 septembre 2009

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