jeudi 17 mai 2018

Questionnaire littéraire pour trois écrivains hongrois - Róbert Hász

"Où il est question de Paris, des foires internationales, du lecteur idéal et de bien d’autres choses encore.
« Qui a connu son étreinte, toujours languit de la retrouver, qui a contemplé ses charmes, jamais ne les oublie et qui a laissé échapper ne serait-ce qu’une minute d’instants amoureux partagés avec cette ville, le regrette à jamais ! », écrivait en 1925 le hongrois Attila Orbók dans son guide de voyage consacré à Paris (1). Quelle relation entretenez-vous avec la capitale française ?

Je ne l’ai pas visitée très souvent, en quinze ans j’y ai séjourné à trois reprises, toujours pour de courtes périodes. Malheureusement, je n’ai pas pu approfondir ma relation avec la ville. Ces courtes visites sont restées gravées dans ma mémoire (accréditant les mots d’Attila Orbók) aussi fortement que les premières aventures de l’adolescence. Au fil des années, ces souvenirs se sont enrichis, ont pris du relief. Paris fait partie de ces villes peu nombreuses où tout le monde peut se sentir un peu chez lui. Lorsque le visiteur découvre la ville pour la première fois, son esprit a déjà engrangé une telle masse d’informations que certaines rues, places et édifices lui sont d’emblée familiers. Empruntées à des écrivains (Sue, Balzac, Zola, Proust, Simenon), des artistes, des auteurs de journal intime ou à des voyageurs, ces expériences étrangères parviennent à imprégner les nôtres. C’est pourquoi le visiteur a l’impression que la ville ne change pas et que sa magie est éternelle. Le souvenir de Paris s’installe en nous avant même que nous ne faisions connaissance avec la réalité de la ville. Mes sentiments sont d’autant plus positifs envers la France que c’est à l’étranger, et notamment en France, que mes livres ont été le mieux accueillis." La suite sur litteraturehongroise.fr

Le passage de Vénus de Róbert Hász

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