jeudi 17 mai 2018

Questionnaire littéraire pour trois écrivains hongrois - Ádám Bodor

"Où il est question de Paris, des foires internationales, du lecteur idéal et de bien d’autres choses encore.
« Qui a connu son étreinte, toujours languit de la retrouver, qui a contemplé ses charmes, jamais ne les oublie et qui a laissé échapper ne serait-ce qu’une minute d’instants amoureux partagés avec cette ville, le regrette à jamais ! », écrivait en 1925 le hongrois Attila Orbók dans son guide de voyage consacré à Paris . Quelle relation entretenez-vous avec la capitale française ? (1)

Je comprends l’enthousiasme d’Attila Orbók. Le Paris d’il y a un siècle, répondant aux exigences du mode de vie bourgeois de l’époque, devait être plus trépidant, plus chatoyant qu’aujourd’hui. Comparé à son homologue contemporain, le visiteur tout droit sorti de son contexte hongrois y trouvait alors davantage d’excitation, de délices et probablement d’aventures, la confrontation avec la vie mondaine pouvait lui laisser de plus fortes impressions. Issu d’un environnement socio-culturel beaucoup plus équilibré, riche de connaissances, d’expériences différentes et disposant d’autres moyens de communication, le visiteur d’aujourd’hui aborde la ville plus sereinement, avec des attentes d’une autre nature. Voyager est désormais une mode, un style de vie et le voyageur est donc inévitablement devenu plus difficile à surprendre, son intérêt s’émousse, ce qui finit par se répercuter sur l’offre elle-même. Le Paris d’antan a forcément perdu de son charme, ses couleurs se ternissent, ses saveurs s’estompent, les symboles uniformisés de la mondialisation, certes dans une moindre mesure qu’ailleurs, viennent en permanence polluer le paysage d’ensemble de la ville." La suite sur litteraturehongroise.fr

 Les oiseaux de Verhovina d’Ádám Bodor 

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