jeudi 14 août 2014

Paysage après incendie par Flora

Je ne veux pas croire que l'été est déjà derrière nous! J'ai besoin du soleil réparateur, de sa douceur bienveillante pour panser ma grosse fatigue physique et morale...
Vivre dans le présent, “Carpe diem!”, croire en une foule de petits miracles qui deviennent réalité, à condition que nous y croyions... Nous sommes abreuvés de ces conseils infaillibles, censés nous aider à attraper le bonheur par la queue.
Serait-ce une simple question de volonté? Certes, les pleurnichards, les râleurs professionnels, les ronchons permanents ont peu de chance de s'épanouir dans la sérénité. Avons-nous le choix entre grincheux et bisounours? Le monde nous bombarde de catastrophes diverses qui sollicitent notre sensibilité, nous culpabilisent si notre empathie somnole sous les parasols... Nous devons nous sentir impliqués, concernés, révoltés en permanence à cause de la bêtise, la cupidité, l'agressivité aveugle des autres qui déclenchent lesdites catastrophes. Notre apparente tranquillité passe pour de l'indifférence coupable, de l'égoïsme mesquin. Non, il ne suffit pas d'être innocent. Il faut sans cesse œuvrer à l'amélioration de notre monde en folie, en pompiers infatigables.
Au moment où j'écris ces lignes, moi, modeste pompier, je déclare être fatiguée, vidée de mes ressources physiques et morales. Mes batteries sont à plat... J'ai du mal à m'enflammer pour les causes les plus nobles, j'ai besoin de REPOS...
Rózsa Tatár

Rozsa Millet

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