mardi 19 août 2014

Poèmes d'András Gerevich traduits par Brigitte Gyr

Courses de Noël
Il faisait noir à présent et glacial, je t’attendais,
après une dispute : foudroyant du regard les trams
qui passaient sur la place, remarquant que plus nombreux
étaient les gens qui  défilaient, plus ils se ressemblaient : la foule
me tapait sur les nerfs. J’étais frigorifié. Si seulement, je me disais,
j’arrivais à te retenir, je pourrais tout oublier.
Peu importait à présent qu’il se soit mis à neiger.
Chaque os de mon corps se transformait en glace,
j’ai fini par regagner la maison dans la neige,
les bras chargés de paquets. Tu avais laissé le beurre sur
la table de la cuisine et un sandwich à demi entamé près de l’ordinateur,
les traces boueuses de tes pas menaient du balcon à la cuisine. J’ai
mis de la musique, fait la lessive et la vaisselle. Avant de me coucher
j’ai décoré le sapin pour qu’au cas où tu reviendrais
dans la nuit tu retrouves tout en ordre et te glisses
doucement dans le lit à mes côtés.

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