vendredi 18 septembre 2015

Réfugiés dans l’enfer hongrois

"RÖSZKE (Hongrie), 16 septembre 2015 – Dans le no man' s land entouré de champs à perte de vue, le flux des réfugiés semble intarissable. De jour comme de nuit, des milliers de femmes arrivant de la Serbie toute proche avancent avec peine, les pieds gonflés dans des chaussures masculines trop grandes pour elles ; des milliers d’hommes à bout de forces portent sur leurs épaules courbées des milliers d’enfants tout aussi exténués, hagards, comme désarticulés.
Après une interminable marche pour fuir la guerre et la misère, les voici confrontés à un monde diamétralement opposé à leurs espoirs : la Hongrie du nationaliste Viktor Orbán. Pour l’heure, la plupart des nouveaux arrivants - des Syriens, des Irakiens, des Afghans ayant déjà des milliers de kilomètres dans les jambes - ont encore la force de sourire, de nous saluer avec bienveillance. Ils n’ont encore aucune idée des épreuves qui les attendent dans ce pays indifférent à leurs souffrances et qui, dépassé par la crise migratoire, vient de boucler sa frontière avec la Serbie avec une clôture de barbelés tranchants érigée par des prisonniers." La suite sur blogs.afp.com

3 commentaires:

  1. Bonjour JPR
    http://www.slate.fr/story/107149/photo-baiser-refugies-syriens
    la photo d'István Zsíros
    "Qui sont ces deux migrants? Sont-ils Syriens? Où vont-ils? István ne leur a pas demandé:

    «C'était la première fois que je prenais des photos de réfugiés. Je voulais les voir de mes propres yeux, ailleurs que dans les médias. J'étais là-bas pendant vingt à vingt-cinq minutes. Et une sorte de force supérieure “m'a dit” de regarder cette scène, et cette aide divine m'a donné la chance de prendre cette image. J'ai vu ce couple, et c'était vraiment touchant, surtout dans cet environnement. Alors, j'ai pris la photo.»

    István avait plutôt l'habitude d'attraper des instants de nature, de ceux «qui peuvent toucher l'âme». Une goutte d'eau où se reflète le monde, un rayon de soleil qui déchire les nuages. Passionné de photo depuis dix ans, il a lancé sa petite entreprise à Budapest et vit essentiellement de photos de mariage. Loin de se revendiquer spécialiste en géopolitique, il espère simplement une issue heureuse pour tous ces migrants:

    «C'est une situation très difficile et très complexe. J'espère que chaque réfugié trouvera sa place dans ce monde, soit en paix le plus vite possible, et tout le monde sera heureux».

    Et le blog de ce photographe sans oeillères à la Orbàn
    http://zsirosistvan.hu/

    Szép napot

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  2. J'ai trouvé l'info sur Slate, mais c'est peut-être pour vous un site peu recommandable (je ne me souviens pas que vous ayez déjà mis de lien vers lui); alors l'info figure aussi là:
    http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/la-photo-du-baiser-des-refugies-syriens-emeut-les-reseaux-sociaux-22-09-2015-5116221.php
    article qui reprend y compris les propos du photographe hongrois.
    Idem là:
    http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/la-photo-du-baiser-d-un-couple-de-refugies-syriens-touche-les-internautes_1095309.html

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  3. Bonjour michartpoesho,
    Effectivement cette photo a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux.
    Merci pour cet article qui rend à César ce qui lui appartient, je vais le recommander aux lecteurs du blog des Mardis hongrois. Le site d'information Slate me paraît tout à fait honorable et je l'ai utilisé assez souvent sur le présent blog.
    Au passage, l'article se trompe légèrement en faisant le parallèle avec la photo de Doisneau, car ce dernier a révélé que ses amoureux étaient des comédiens qui avaient posé. "Il s'agit d'une scène posée réalisée dans le cadre d'un travail de l'auteur pour le magazine Life avec la complicité des deux protagonistes, étudiants en théâtre, Françoise Delbart (née Bornet) et son petit ami Jacques Carteaud, alors élèves au Cours Simon. Robert Doisneau les avait rencontrés dans un café parisien et, les ayant vu s'embrasser, leur avait proposé une séance de prise de vue en pleine rue, moyennant une rétribution de 500 FF. L'identité des deux protagonistes fut longtemps inconnue, y compris de l'auteur lui-même." Wikipédia
    Bien à vous

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