mercredi 12 avril 2017

« Un cahier hongrois avec des mots français » Interview avec Nina Yargekov, auteur du roman Double nationalité (P. O. L., 2016)

Interview : Gábor Orbán
Nina Yargekov - Photo : Hélène Bamberger
" « Ce gros livre est un grand livre », nous rassure Bruno Frappat dans La Croix. Pourtant, à première vue, il peut paraître intimidant avec ses 684 pages. Quelle a été la réaction de votre éditeur en découvrant le manuscrit ? On vit à l’âge d’or des tweets…

Le livre a pris du volume progressivement. Au début, je prévoyais 300 pages, puis 400, puis 500… Mon éditeur l’a lu au fur et à mesure et n’a compris je crois qu’à la fin qu’il serait si gros. Mais cela ne lui a pas posé de problème, c’est le texte qui l’intéressait. Les lecteurs me disent d’une part que le livre se lit plutôt facilement, et d’autre part, qu’ils apprécient de passer un temps relativement long en compagnie d’un texte.

L’utilisation de la deuxième personne du pluriel pour la narration est un choix particulier. En hongrois, il serait voué à l’échec à cause de l'ambiguïté formelle entre le vouvoiement et la troisième personne du singulier.

Oui, mais en hongrois, on traduirait par « tu ». Par la deuxième personne du singulier.

C’est une bonne proposition.

Il faudrait regarder comment a été traduit La Modification de Butor. Mais à mon avis, il serait logique de traduire par la deuxième personne du singulier. " La suite sur litteraturehongroise.fr

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