vendredi 14 avril 2017

- Béla Tarr : “J'ai été envenimé par la caméra” -

"Pendant plus de trente ans, Béla Tarr a balayé les territoires désolés d'Europe centrale dans de longs plans-séquence recouverts d'un noir et blanc hivernal. Puis, l'intimidant Hongrois a mis un terme à sa carrière en 2011, à seulement 56 ans. Six ans plus tard, l'auteur du monumental Satantango se réinvente en artiste contemporain le temps d'une exposition spécialement créée pour The Eye Filmmuseum à Amsterdam. Et entre la crise migratoire, la Hongrie d'aujourd'hui ou les amitiés qui font et défont les films, Béla Tarr a “encore des choses à dire”. En prenant son temps, comme d'habitude.

Par Matthieu Rostac, à Rotterdam.
Vous revoilà dans la peau d'artiste avec l'expo Till the End of the World. Quelle était votre ambition ?
Quelqu'un du musée m'a traduit une des critiques dans la presse néerlandaise et le titre, c'était : “Béla Tarr fait un nouveau film... Sans caméra !” (rires) C'est drôle parce que c'est exactement ça. D'accord, je ne fais plus de films mais je suis toujours en vie donc j'ai toujours quelque chose à dire, quelque chose à livrer au monde. Il fallait simplement que je trouve un nouveau moyen de le faire. Je n'aurais jamais imaginé pouvoir un jour faire une exposition et honnêtement, maintenant, je trouve ça super marrant à faire." La suite sur sofilm.fr

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