mardi 9 octobre 2018

En Hongrie, l’Université d’Europe centrale fait de la résistance

"Fondé par George Soros, l’établissement, dans le collimateur de Viktor Orban, s’est mis en conformité avec la législation pour pouvoir demeurer dans le pays.
C’est ce qu’on appelle une tête bien faite. Après avoir étudié en France, à Londres et à Hongkong, le Parisien Stanislas Richard, 25 ans, termine sa thèse sur le « concept de l’exploitation dans la philosophie libérale » à l’Université d’Europe centrale (CEU). S’il a choisi Budapest pour achever ses études, c’est parce que la CEU offrait une bourse très avantageuse, susceptible d’attirer les meilleurs doctorants travaillant en anglais.
Le jeune thésard français estime qu’en tentant en 2017 de fermer cet établissement, fondé en 1991 par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, accusé de véhiculer un agenda libéral en accaparant les fonds européens et d’être un bastion de l’opposition, le premier ministre Viktor Orban n’a pas nui à la réputation de son campus. « Bien au contraire, c’était sans doute la meilleure opération de communication qu’on ait pu espérer, ironise-t-il. Cela a considérablement augmenté notre visibilité dans le milieu universitaire anglophone. »
Pour le gouvernement hongrois, le bilan des opérations anti-Soros ressemble à un fiasco. Non seulement la CEU, régulièrement classée en tête des meilleures facultés du pays, n’a toujours pas déménagé, mais aujourd’hui elle jouit d’une renommée de résistante, face à un pouvoir aux tentations autoritaires." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire