mardi 8 janvier 2013

Hongrie : un proche du pouvoir appelle à "éliminer les animaux tziganes"

"Un scandale a éclaté en Hongrie après qu'un fondateur du Fidesz, le parti du premier ministre Viktor Orban, a appelé à "éliminer les animaux tziganes", provoquant une condamnation non seulement de l'opposition mais aussi du parti au pouvoir.
Un "flash-mob" est prévu mardi 8 janvier dans l'après-midi par des étudiants devant le quartier général du journal Magyar Hirlap, proche du gouvernement, où l'auteur de ces propos, Zsolt Bayer, est journaliste." La suite sur lemonde.fr

2 commentaires:

  1. Bonjour JPierre.
    Je me permets de vous suggérer la publication sur votre blog du beau poème intitulé Tziganesque 13 que vous trouverez en bas de ce lien:
    http://prixsimonedebeauvoir.blogspot.fr/2009/01/deux-extraits-de-pomes-de-simin.html
    de la poétesse iranienne Simin Behbahani qui vient de mourir:
    http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/08/19/simine-behbahani-figure-de-la-poesie-iranienne-est-morte_4473625_3382.html
    "Un poète qui n'a jamais vendu son âme" malgré les épreuves
    comme évoqué là http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/06/09/AR2006060902025.html dont j'ai repris le titre traduit.
    Ne trouvez-vous pas que c'est une belle réponse aux terribles propos comme celui de l'article ci-dessus. En acceptant ma suggestion, vous feriez double hommage (la poétesse dcd et les Tziganes) même s'il ne s'agit d'un lien direct hongrois, l'évocation a valeur universelle.
    Bien à vous

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    1. Bonjour michartpoesho,
      C'est en effet un beau poème, mais il ne correspond pas vraiment au sujet éditorial de ce blog. J'ai déjà été contraint de refuser des publications s'éloignant trop de cette ligne éditoriale. J'évite donc tout précédent même si je dois reconnaître l'intérêt de cette publication. Je publie donc ici en commentaire la poésie que vous me suggérez.
      Bien à vous

      Tziganesque 13

      Chante tzigane, chante. Chante pour rendre hommage à l’existence.
      Que soit portée à chaque oreille, ta présence.

      Les cheminées des monstres, régurgitant leurs fumées brûlent yeux et gorges.
      Hurle, si tu le peux, de l’horreur de cette nuit.

      Le secret de vie de chaque monstre se cache dans le ventre d’un poisson rouge,
      Baignant dans les eaux dont tu ignores le chemin.

      La tête de chaque monstre trône sur les cuisses d’une fille,
      Telle une bûche sur lingot d’argent.

      Dans leur soif de saccage, les monstres ont pillé
      Soie et rubis des joues et lèvres de ces Vénus.

      Pour désir de liberté, danse, tzigane, et sur ce rythme,
      Envoie un message pour recevoir une réponse.

      Il faut un signal à la conscience du monde pour croire à ton existence:
      Frotte donc un fer sur la pierre, pour déclencher le feu.

      Les âges noirs reculés, oppriment ton corps,
      Sors, ne sois pas une trace sur un fossile.

      Pour ne pas périr, tzigane, il faut briser la chape du silence,
      C’est dire que pour rendre hommage à l’existence, il faut que tu chantes.

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