mardi 22 avril 2014

La fin de l’Autriche-Hongrie : une victoire des nationalités ? Colloque 22 mai à 17h Institut hongrois et 23 mai à 9h30 Maison de la Recherche

Colloque
22 mai à 17h Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44
23 mai à 9h30 Maison de la Recherche 28, rue Serpente, 75006 Paris

photo : fortepan.hu
Durant la Première Guerre mondiale, la question nationale prend dans l’empire des Habsbourg une dimension nouvelle. Longtemps considérée comme un facteur d’équilibre en Europe, la monarchie des Habsbourg était jusque-là considérée comme un élément nécessaire, dont la préservation allait dans l’intérêt des puissances. Progressivement, les décideurs de l’Entente finissent par envisager un possible démantèlement de la monarchie en plusieurs entités nationales, nouvelles pour certaines. Parallèlement la guerre se prolonge et la situation de l’Empire – économique surtout – s’aggrave, bien que le front tienne toujours. L’effondrement de la monarchie des Habsbourg et son remplacement par des États successeurs a été représenté dans la plupart d’entre eux comme un triomphe des nationalités sur un Empire obsolète, oppresseur et catholique qui ne correspondait plus au Zeitgeist.  Or la victoire des nations se révèle bien plus complexe que sa présentation par la propagande (par-delà l’entre-deux-guerres et l’après 1945, tous régimes confondus).
Le colloque a pour but de faire le point sur la question nationale à la veille, durant et à la fin de la guerre. Peut-on parler en effet d’une « victoire des nations » et d’une « défaite de l’idée supranationale » ? Les projets fédéralistes qui  naissent dans l’entre-deux-guerres ne sont-ils pas révélateurs de la nécessité pour certains de revenir à une communauté de destins ? Les traces de la « victoire » chez certains et de la « défaite » chez d’autres sont encore durables et ont imprégné le discours depuis lors. Les participants réfléchiront également sur cette empreinte, tant dans l’historiographie que dans la mémoire collective. Coordinatrice : Catherine Horel (CNRS)
Avec la participation (parmi d’autres) : Franjo Šanjek, Jean-Paul Bled, Armando Pitassio, Ignác Romsics, Ulrike Harmat, Antoine Mares, Tomasz Schramm, Traian Sandu, Edi Miloš, Dubravka Stojanović, Božo Repe, Étienne Boisserie.
Entrée libre

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