lundi 11 janvier 2010

Hommage à Kristina Rady, femme rare et courageuse

« Est un homme celui qui
En son cœur n'a ni père, ni mère
Et sait qu'il n'a la vie
Qu'en plus de la mort. »

C'est ce qu'écrivait dans les années 30 le poète hongrois Attila Jozsef. Kristina Rady a eu la vie, et s'est donné la mort. On l'a découverte ce dimanche, pendue, à son domicile bordelais. Le parquet de Bordeaux confirmait ce soir la nouvelle. Triste nouvelle...

C'est à Budapest, où elle est née, que Kristina Rady et Bertrand Cantat s'étaient rencontrés, lors d'un festival. Ils se marieront en 1997, et divorceront en 2002. Elle était traductrice, rédactrice, metteur en scène, productrice, et directrice artistique de festivals et événements. Elle aurait même un temps été pressentie pour devenir ministre de la Culture en Hongrie.

C'est elle qui, en 2006-2007, a oeuvré à la redécouverte du grand poète hongrois Attila Jozsef, à travers une série de lectures musicales avec le comédien Denis Lavant et le guitariste de Noir Désir Serge Teyssot-Gay (livre-disque paru au Seuil en 2008 ; indispensable).

C'est elle qui a traduit en hongrois « Persepolis » de Marjane Satrapi. C'est elle aussi qui a traduit en français le théâtre de Ferenc Molnar (« Liliom ou la vie et la mort d'un vaurien »), des auteurs hongrois passés et présents (le jeune Istvan Tasnadi). Grâce à elle, ces auteurs ont été joués en France." Extraits d'un article paru sur rue89.com

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