dimanche 22 janvier 2017

László Krasznahorkai – Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l’ouest par des chemins, à l’est par un cours d’eau

"…et tandis qu’il avançait obstinément, à la recherche de l’entrée, il eut le sentiment que cette étrange longueur, que cette cloison immuablement hermétique et uniforme, là, sur sa gauche, n’étaient pas uniquement là pour délimiter un immense territoire, mais pour lui faire prendre conscience d’une chose : il ne s’agissait pas d’une clôture, mais de la mesure intrinsèque de quelque chose dont l’évocation à travers ce mur cherchait à prévenir le nouvel arrivant que celui-ci aurait bientôt besoin d’autres unités de mesure que celles auxquelles il était habitué, d’autres échelles de valeurs pour s’orienter, que celles qui avaient jusqu’ici encadré sa vie.

A la lecture des premières pages, j’ai d’abord pensé qu’il allait s’agir d’une promenade-méditation de l’auteur sur le thème du temple japonais. Il est vrai que ces premières pages décrivent la marche, au hasard d’un entrelacs de ruelles abandonnées de Kyôto, d’un personnage nommé d’abord simplement « il ». Il est vrai aussi que le personnage « il » laisse assez rapidement la place au tout aussi mystérieux « petit-fils du prince Genji », signes évidents que le livre portait sur autre chose qu’une promenade-méditation sur le thème du temple japonais." La suite sur passagealest.wordpress.com

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