lundi 14 mars 2011

Niki, l’histoire d’un chien de Tibor Déry


Présentation de l'éditeur

"La Chienne a adopté les Ancsa au printemps 1948 ", c’est ainsi que commence le roman. Les Ancsa, un couple d’âge mûr, vivent dans la banlieue de Budapest, alors que la Hongrie est en ruine et commence seulement à se relever du cauchemar de la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement communiste promet de mettre de l’ordre dans le pays. M. Ancsa, qui est ingénieur, est aussi enthousiaste d’aller travailler pour construire le futur que d’oublier le passé. La seule chose à laquelle il peut encore consacrer du temps, c’est une petite chienne, qui attend sa première portée. Mais Niki sait beaucoup de choses, et ce déjà bien avant qu’elle fasse partie de la maison des Ancsa. Quand le nouveau travail de M. Ancsa les a contraints à prendre un appartement en ville, ils l’ont gardé avec eux. Puis, lors d’une répression politique, M. Ancsa disparaît sans laisser de trace. Pendant cinq ans, il ne réapparaît pas ; cinq ans d’absence, de silence, de peur et de lutte ; cinq ans durant lesquels Mme Ancsa n’a que Niki et Niki n’a que Mme Ancsa. L’histoire de Niki, une chienne ordinaire, et des Ancsa, un couple non moins ordinaire, est une parabole extraordinairement émouvante, sans toutefois donner dans la sensiblerie, sur l’attention, la gentillesse et la résistance de l’amour. À l’instar de Des Souris et des hommes, Niki est un chef-d’oeuvre de la mise en évidence de l’inhumanité de l’homme envers l’homme. Avec une naïveté astucieuse, Déry retransmet (ou imagine), avec le plus grand sérieux, toutes les secousses de l’âme de Niki. Il met, en quelque sorte, le réalisme psychologique du roman contemporain à la disposition d’un fox-terrier."

"Vivre d’amour et d’os frais
Cet étonnant petit roman d’amour (qui ne coûte que 7,50 €) devrait être dévoré par deux catégories de lecteurs : ceux qui aiment les chiens et ceux qui ne les aiment pas. L’héroïne en est ce chien encore sans nom qui surgit dès la première phrase et qui est en fait une chienne et s’appelle Niki. Niki est paru en Hongrie en 1955 (l’intrigue débute en 1948) et est sous-titré l’Histoire d’un chien. Les textes littéraires, quand ils mettent en scène des animaux, les utilisent généralement pour faire comprendre, par opposition, quelque chose de l’homme. Une des caractéristiques de Niki, livre léger et bouleversant, joyeux et ironique, drôle et épouvantable, consiste à plutôt réunir Niki et ses maîtres, à rassembler les sentiments de la chienne et de l’homme et de la femme qui l’hébergent, à décrire une sorte d’essence de l’amour qui vaudrait pour toutes les espèces." La suite sur liberation.fr

Tibor Déry
Niki L’histoire d’un chien Traduit du hongrois par Imre Laszlo. Circé Poche, 160 pp., 7,50 €.

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