vendredi 28 septembre 2012

Árpád Schilling : Noéplanète

17-26 octobre
Théâtre National de Chaillot | 1, place du Trocadéro 75116 Paris
Renseignements et réservation : +33 1 53 65 30 00

Directeur de la compagnie Krétakör, le metteur en scène Árpád Schilling réserve au public français son retour à la scène et créera Noéplanète sur la scène du Théâtre National de Chaillot le 17 octobre prochain. Spectacle créé en résidence à Chaillot, Noéplanète regroupera une équipe d’acteurs, de danseurs et d’artistes de cirque. Partant du chaos ambiant, Árpád Schilling nous invite à explorer des pistes possibles pour un nouveau modèle de société, en s’inspirant entre autres d’écrits de Jean Vilar – qui dirigea le Théâtre National Populaire à Chaillot et dont on célèbre en 2012 le centenaire de la naissance.
De l’intime au spectaculaire, Árpád Schilling développe une même situation, celle du moment où l’on doit quitter quelque chose ou quelqu’un, un pays, une planète, une vie, une femme, un enfant qui n’est pas encore né. Noéplanète traite de la question de l’émigration, envisagée sous les angles multiples de la pratique, de la morale, de la métaphore et de la politique.
L’Institut Hongrois de Paris vous invite à suivre la genèse de cette création en lui consacrant une série de ses Newletters et vous proposeront de cheminer, des auditions aux répétitions dans la salle Jean Vilar du Théâtre National de Chaillot, avec l’équipe de Noéplanète.
Noéplanète au Théâtre National de Chaillot du 17 au 26 octobre. Renseignements et réservation : 01 53 65 30 00. 



 Feuilleton Noéplanète – Episode 1 L'idée de Noéplanète est née il y a près de deux ans, mais le processus de création est véritablement entré dans sa phase active avec les auditions qui se sont tenues en avril 2012 à Paris. Objectif, choisir les 12 interprètes du spectacle qui verra le jour en octobre 2012. En amont, de nombreux contacts avaient été pris avec les écoles ou les structures culturelles qui, en Europe, participent à la formation des artistes et techniciens du spectacle vivant (théâtre, danse, cirque, musique). Puis, pendant une semaine entière, Árpád Schilling a rencontré et auditionné près de 200 artistes. Pour chaque audition, il a mobilisé autour de lui une équipe issue notamment du théâtre et du cinéma afin de faire de ce moment difficile qu'est une audition une véritable séance de travail. Cette préparation minutieuse a permis à ces jeunes artistes comme à Árpád et son équipe d'entrer dans le vif du sujet. De ces moments, rien n'a été perdu : photos, ima! ges filmées, sons, improvisations ; tout a contribué à faire des auditions un chapitre à part entière du spectacle.
A la suite de cette première étape, s’appuyant sur les apports des artistes auditionnés, Árpád Schilling a exploré les différentes voies qui étaient apparues ou s'étaient ouvertes. C'est alors que deux éléments se sont révélés incontournables : la présence d'enfants d'une part et la nécessaire place de l'image cinématographique d'autre part.
Au-delà des difficultés pratiques que pose toujours l'engagement d'enfants dans un spectacle, il apparaissait évident que traiter de l'avenir de l'humanité sans faire apparaître la figure de l'enfant était une aberration. La rencontre avec deux enfants d'origine Rom et ayant eu un parcours difficile a été un moment déclencheur et leur présence s'est imposée avec force à Árpád, d'autant que ces deux enfants incarnaient de par leur origine et leur vie les multiples problématiques entourant la figure de l'immigrant, thème central du spectacle développé à plusieurs niveaux de réflexion. Malgré tout, pour plusieurs raisons et contre le désir d’Árpád, il s’est révélé impossible d’intégrer les enfants au spectacle et de leur conserver cette figure centrale : leur présence sur scène sera assumée par un saut dans le temps et l’espace et c’est un jeune Hongrois d’origine Rom, non acteur, rencontré lors d’un précédent projet pédagogique mené par le Krétakör, qui rejoindra les répétitions à Chaillot début octobre.
La présence d'un film de fiction à l'intérieur du spectacle s’est aussi imposée comme une nécessité. Árpád Schilling conçoit dès lors Noéplanète comme reposant sur l'interaction entre un film, une pièce de théâtre et le public. L’usage du film est le prolongement du travail que mène Árpád Schilling depuis longtemps avec sa structure Krétakör, autrefois compagnie de théâtre devenue il y a quelques années une « plate-forme » regroupant des jeunes artistes et techniciens issus principalement du théâtre, de la vidéo et de la musique au service de projets multiformes ouverts sur la société et le monde. Outre la pertinence de présenter sur une scène de théâtre de l'image animée à l'heure où celle-ci est omniprésente jusque dans nos moments les plus intimes, elle permet dans certains cas de développer un autre niveau de récit et, partant, de sens. Pour ce qui concerne Árpád Schilling, cette justification ! ne va pas sans une nécessaire qualité technique et esthétique. La partie filmée projetée dans le spectacle a pour cela fait l’objet d’un réel temps de tournage, durant l’été et le début du mois de septembre. 

 A cette étape succédera celle, inévitable dès lors qu'il s'agit de spectacle vivant, des répétitions : celles-ci se dérouleront dès la mi-septembre dans l'enceinte du Théâtre National de Chaillot, jusqu'à la création du spectacle le 17 octobre 2012. Árpád Schilling et son équipe partiront alors d'une matière accumulée pendant plusieurs mois, protéiforme et multiple. L'enjeu sera dès lors, dans une interaction permanente avec les interprètes et les collaborateurs artistiques et sans pour autant prétendre à une création collective, de lui donner une cohérence et un sens propres à construire un spectacle de théâtre.






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