lundi 13 novembre 2017

Comme des rats morts Interview avec Benedek Totth

"Conversation avec l'écrivain hongrois dont le premier roman (trad. Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huzsvai) sort chez Actes Sud
Votre roman a remporté en Hongrie le prix Margó 2015 du premier roman. Il a été accueilli par des critiques presque unanimement enthousiastes, à quelques rares exceptions près lui reprochant de s’inspirer à outrance des modèles anglo-saxons : « le roman se situe dans un espace envahi par des échos tant littéraires que cinématographiques, mais je n’y perçois pas une énergie poétique susceptible de surpasser les modèles convoqués ou d’évoquer autrement, plus intensément ou d’une manière distincte la vie tragiquement aride de cette jeunesse qui a pour seule ambition de vivre au jour le jour. » (1) Cela ne vous dérange pas d’être continuellement comparé à Bret Easton Ellis et à Nick McDonell ?

Très franchement, je vous répondrais que non, et je me sens même plutôt flatté. J’ai été fortement influencé par Bret Easton Ellis et le minimalisme littéraire américain, autant comme lecteur que dans mon travail de traducteur, et il est donc logique qu’en tant qu’écrivain, je ne veuille ni ne puisse me détacher de cette influence. Le premier travail de traduction qui m’a été confié, en 2003, était le premier roman de Nick McDonell, un livre que j’ai beaucoup aimé. Mais il n’en est pas moins vrai que les différences peuvent se révéler au moins aussi importantes que les similitudes. Dans l’une des premières critiques parues en langue française, l’auteur soulignait « la parenté avec Bret Easton Ellis, l’humour en plus » . Je dirais qu’il y a aussi de l’humour chez Ellis mais je pense être moins cynique." La suite sur litteraturehongroise.fr

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