"Entretien avec l’auteur hongrois autour de son roman «l’Ivresse de la violence» qui se situe en 1944 à Budapest alors que les miliciens fascistes des Croix Fléchées font régner la terreur sur la ville.
L’ivresse de la violence est un roman difficile à lire car d’une violence extrême, certaines scènes étant insoutenables. Mais c’est une lecture indispensable à l’heure où le néonazisme semble reprendre de la vigueur et où la violence tend à devenir le moyen de prendre ou garder le pouvoir un peu partout dans le monde. Gábor Zoltán situe son roman en 1944 à Budapest alors que les miliciens fascistes des Croix Fléchées font régner la terreur sur la ville, traquant les juifs et tous ceux qui s’opposent à la culture viriliste hongroise.
Le personnage principal, Renner, est un chef d’entreprise volage. Sa femme est juive et il cache de nombreux juifs. Quand il est arrêté et torturé, il apprend que sa femme et sa maîtresse sont entre les mains des Croix fléchées mais que sa fille et sa mère sont encore libres. Pour tenter de sauver celles qu’il aime, il va choisir de collaborer en essayant de ne pas tuer gratuitement lui-même. Nous avons rencontré Gábor Zoltán à Paris, avec son traducteur Thomas Sulmon.
Qu’avez-vous voulu montrer avec ce livre ?
J’ai commencé à l’écrire en 2011 alors que je traversais une crise personnelle. Je venais d’être renvoyé de la radio hongroise, j’étais face à un vide. Que faire de ma vie ? J’ai décidé de me concentrer sur le XIIe arrondissement de Budapest, où j’ai toujours vécu. Je voulais comprendre pourquoi je n’avais jamais réussi à quitter cet endroit. Si j’ai écrit ce livre, c’est d’abord pour moi, certainement pas pour choquer le..." La suite sur liberation.fr (article payant)

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