jeudi 27 octobre 2011

Projet gouvernemental sévère : celui qui désobéira à son médecin paiera plus.

"L'an prochain, les malades indisciplinés au regard des normes sanitaires du gouvernement seront pénalisés financièrement : ce sont leurs médecins qui les contrôleront, à savoir s'ils se sont déshabitués du tabac, s'ils ont maigri ou si, par une activité physique adéquate, ils ont réduit leur tension artérielle à une valeur acceptable.

S'ils ne considèrent pas leur collaboration satisfaisante, alors l'assureur maladie diminuera la participation financière de la communauté aux dépenses de médicaments, et de cette façon leur facture de pharmacie pourrait jusqu'à doubler – selon un document gouvernemental entré en possession de Népszabadság et qui sera rendu public ces jours-ci après arbitrage du cabinet.

Le paquet de propositions visant les restrictions l'an prochain sur le marché du médicament contient une douzaine de modifications des règles juridiques et pourrait faire entrer en vigueur un régime d'assistance d'une sévérité sans pareille, pour que, conformément au projet Kálmán Széll, le budget de remboursement des frais de médicaments soit réduit du tiers à la fin du cycle, soit de 120 milliards de forint. 83 milliards sont prévus en 2012.

Le "programme de coopération malade" serait testé d'abord sur les personnes souffrant de problèmes de circulation sanguine et de maladie chronique des poumons. Celui qui ne souhaiterait pas payer davantage en pharmacie que jusqu'alors, devrait s'engager à améliorer ses paramètres de santé en bougeant, modifiant son régime alimentaire et prise régulière de médicaments. Celui-là maigrit et jette sa cigarette. Si quelqu'un ne prend pas part au programme de sevrage du tabac, ou s'il y a pris part mais n'a pas réussi à interrompre sa nocive addiction, ses actuels frais mensuels de médicaments pourraient grimper de 1 500-3 000 forints à 4 000-6 000 forints.

János Mucsi, pneumologue, a fait remarquer à notre journal : ces dispositions pénaliseraient durement des personnes malades, sachant que le tabagisme est une maladie. Dans le cercle des malades des poumons, un nombre non-négligeable est incapable d'arrêter sa passion nuisible. Eux, en cas de maladie, ce n'est toujours pas à la pharmacie qu'ils laissent leur argent.

Ils continueraient à réduire le nombre des médicaments accessibles dans le cadre de la santé publique, les indigents n'accéderaient à partir de janvier qu'aux produits thérapeutiques les moins chers, et à la place des prescriptions de trois mois, les médecins ne pourraient plus prescrire que des doses pour un mois. Selon les projets, ils introduiraient progressivement que sur les ordonnances les médecins inscrivent les noms des principes actifs (médicaments génériques) à la place des noms de marques concrètes. Cette prescription médicamenteuse à base de principe actif commencerait en avril avec les anti-cholestérol.

L'an prochain, dans le cas des traitements très coûteux (comme dans le cas de l'oncologie), si la préparation n'a pas d'effet, l'assureur ne payera pas sa contribution. En principe cela ne devrait pas pénaliser le malade, il recevra son traitement, l'assureur et le laboratoire règlent leur compte a posteriori : les sommes versées par les assureurs devraient être remboursées par les laboratoires. L'assureur mesurerait, en établissant un registre des maladies, comment varient les paramètres physiologiques du malade.

Dans le groupe des maladies très chères et rares les premiers soins devraient être financés par les laboratoires et l'assureur ne reprendrait la main que si le malade guérit. Si le laboratoire affirme pour le produit agissant contre l'ostéoporose qu'il diminue les fractures et par conséquent le nombre des soins hospitaliers, la Caisse nationale d'assurance maladie en effectuerait un contrôle au bout d'un certain temps. Si le nombre des fractures sont supérieures au tolérable, alors le laboratoire devrait payer le surplus de dépense.

Les hôpitaux devraient aussi informer l'assureur, des médicaments pris par le malade et en quoi ont changé certains paramètres des résultats d'analyse biologique."


Traduction d'un article paru dans le quotidien Népszabadság du 26 octobre 2011

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