mercredi 27 juillet 2016

Hongrie : le juge qui a dit non à Viktor Orban

"Dans son bureau du palais de justice de Budapest, où il exerce désormais comme président d’une chambre civile, l’ancien plus haut magistrat hongrois Andras Baka savoure avec modestie une forme de revanche. Le 23 juin, pour la première fois, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg n’a pas hésité à condamner définitivement un Etat ayant limogé pour des motifs politiques le président d’une cour suprême. « Ce jugement a inscrit dans le droit européen ce que tout le monde sait bien : à savoir que m’écarter était inconstitutionnel », énonce Andras Baka, 63 ans, qui a accepté de recevoir Le Monde.
« D’autant plus que j’ai été limogé sans avoir commis de faute », précise le juge, considéré comme un conservateur et élu à la tête de la Cour suprême le 22 juin 2009 avec 86 % des voix du Parlement, dont celles du Fidesz, alors dans l’opposition. « La Cour de Strasbourg, au contraire, a constaté qu’il ne relevait pas de mon droit mais bien de mon devoir de formuler des critiques sur la justice. Critiques que, d’ailleurs, je maintiens. Tout ce que je dénonçais à l’époque a dû être modifié depuis. »" La suite sur lemonde.fr (version payante)

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