dimanche 17 juillet 2016

Le ministère de l’Intérieur hongrois réfute les allégations de Human Rights Watch (Budapest, le 13 juillet 2016)

Nous donnons ci-dessous la traduction française du communiqué publié par le ministère de l’Intérieur hongrois en réaction aux allégations de l’organisme Human Rights Watch sur la situation migratoire en Hongrie.
"Le ministère de l’Intérieur hongrois réfute les allégations de Human Rights Watch (Budapest, le 13 juillet 2016)
Le ministère de l’Intérieur hongrois réfute les allégations du rapporteur de Human Rights Watch publiées le 13 juillet 2016 sur le traitement des réfugiés en Hongrie et le contrôle de la frontière.
Le ministère de l’Intérieur rappelle que la Hongrie respecte les dispositions de la Convention de Schengen sur le contrôle des frontières ainsi que la Convention de Genève, et constate avec étonnement que Human Rights Watch attend du pouvoir exécutif qu’il s’abstienne d’appliquer les lois votées par l’Assemblée nationale hongroise en conformité avec les normes européennes.
La Hongrie offre la possibilité aux migrants, aux différents postes-frontière ainsi que dans les zones de transit, de pénétrer légalement sur le territoire national et d’y déposer légalement leur demande d’asile. C’est clairement par mauvaise information que Human Rights Watch donne une interprétation erronée des procédures applicables aux demandes d’asile.
La Hongrie prend sa part dans la prise en charge des demandeurs d’asile à un niveau supérieur à ses moyens. L’Union européenne ne l’y a aidée en rien, la Hongrie est restée seule face à cette charge. L’Etat hongrois dépense environ 450 euros par mois au titre de la prise en charge de chaque demandeur d’asile.
Dans le cadre des interventions de la police hongroise au titre du contrôle de la frontière, huit migrants représentant quatre cas ont porté plainte en 2016 pour brutalités policières présumées (alors que la police hongroise a dû intervenir, sur la même période, à l’encontre de 17 787 migrants ayant franchi la frontière illégalement). Les enquêtes administratives diligentées pour élucider les faits ont conclu que ces plaintes étaient infondées, mais les enquêtes ont été également – pour éviter tout soupçon de parti-pris – transmises aux Parquets compétents.
A la suite de l’entrée en vigueur de la loi du 5 juillet 2016 élargissant les moyens d’intervention aux frontières en matière migratoire, la police a appréhendé 655 personnes qui ont été reconduites à la clôture de sécurité provisoire le long de la frontière. Les intéressés n’ont pas manifesté d’opposition et ont obtempéré de leur plein gré aux injonctions des forces de police. Human Rights Watch se trompe également dans la procédure appliquée : les personnes appréhendées pour franchissement illégal de la frontière sont reconduites sur le territoire hongrois.
Les migrants ne font pas l’objet de harcèlement à la frontière hongroise. Les enfants non accompagnés, qui se présentent en grand nombre, reçoivent protection, prestations de santé et sont scolarisés. La Hongrie se comporte humainement avec tous ceux qui le méritent véritablement, et ceux qui attendent à ses frontières et sur son territoire sont traités d’une manière respectueuse de leur situation – mais elle attend aussi des migrants qu’ils respectent la réglementation hongroise et européenne applicable."
Human Rights Watch en français
Magyarország Kormánya

Source : Page Facebook de l'Ambassade de Hongrie à Paris

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