mardi 21 mai 2019

Teqball, du concept au sport olympique

"Ingénieuse invention hongroise, cette table de ping-pong convexe est déjà un succès commercial. Ses concepteurs souhaitent développer un sport à part entière et l'inscrire au programme olympique. Une autre affaire
C’est la pause de midi et le majestueux hall de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) bruisse d’une animation inhabituelle. A côté du classique chassé-croisé des fonctionnaires internationaux en costumes ou tailleurs, les évolutions de deux jeunes sportifs en short donnent un air de préau scolaire à ce haut lieu de la Genève internationale. Leurs semelles crissent sur le carrelage. Du pied ou de la tête, ils se renvoient un ballon de football au-dessus d’une drôle de table de ping-pong incurvée. Ils jouent au teqball.

Une étonnante table arrondie
Que cette démonstration se déroule à l’OMPI le 26 avril pour la Journée mondiale de la propriété intellectuelle n’est pas un hasard. Il y en a d’ailleurs assez peu dans l’histoire de cette table convexe au filet fixe, inventée en 2014 par deux Hongrois passionnés de football: Gabor Borsanyi, un ancien joueur professionnel, et Viktor Huszar, ingénieur en informatique. Leur idée était de jouer au football mais sans les contraintes des conditions climatiques et du nombre de joueurs. Elle s’est concrétisée dans cette table dont le doux arrondi donne à la balle l’effet qu’aurait un lift de Rafael Nadal sur terre battue et la renvoie naturellement vers l’autre joueur.
La bonne idée est peaufinée pour aboutir à la meilleure inclinaison, la meilleure hauteur et le meilleur revêtement possible. La table gagne plusieurs prix internationaux de design et d’innovation. Les deux inventeurs déposent des brevets dans 60 pays et s’associent à un homme d’affaires, Gyuri Gattyan, pour lancer le produit sur le marché de l’équipement de loisirs. Leur stratégie: ne pas vendre une table mais un sport. Le teqball se munit rapidement de règles (match en trois sets de 20 points, trois touches consécutives autorisées mais jamais deux fois de suite avec la même partie du corps)." La suite sur letemps.ch

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