mardi 13 janvier 2026

«Journal intime du pancréas», de Péter Esterhazy: conjurer la peur de la mort, un jour après l'autre

En convoquant la figure de «la fée du pancréas», Péter Esterhazy conjure la peur de la mort qui l’habite depuis l’annonce de sa maladie. — © ULF ANDERSEN / Aurimages via AFP

"Atteint d’un cancer, l’auteur hongrois a tenu le journal de sa maladie, les mois précédant sa mort. Humour, souvenirs et réflexions se mêlent pour dire la perte.

Grand écrivain hongrois, Péter Esterhazy, né en 1950, vient d’une famille aristocratique, qui sera déchue par le régime communiste. Se consacrant à l’écriture à partir de 1978, il est l’auteur d’une œuvre importante, qui se termine avec ce Journal intime du pancréas, que nous découvrons dans l’excellente traduction française d’Agnès Jarfas. Emporté par un cancer du pancréas en juillet 2016, Péter Esterhazy tient le journal de sa maladie, de mai 2015 à mars 2016. Et celui-ci débute précisément avec ce mot, «cancer», qui pèse de tout son poids, mais d’emblée l’auteur nous prévient: «Je ne suis pas un (véritable) diariste. Le diariste voudrait contrôler le temps, il voudrait fixer la journée; dans sa totalité. Moi, je ne le suis devenu que dans l’adversité.»

Dès les premières pages aussi, on perçoit l’humour d’Esterhazy, qui traversera tout le journal pour mettre à distance cette «fée du pancréas», qui lui souffle que «les cocos ont été vaincus par le rire et que ça doit marcher avec le cancer aussi»." La suite sur letemps.ch 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.