dimanche 29 novembre 2009

Dezső Kosztolányi : Kornél Esti

"Qu’est-ce que Kornél Esti ? Roman, récit de voyage, biographie ? Rien de tout cela, et tout cela à la fois, s’exclame Kornél Esti dans un savoureux dialogue avec l’auteur qui ouvre le livre. Kornél Esti y est présenté comme une sorte d’alter ego de Kosztolányi, un double fantasque, anarchisant et tentateur…

Jusqu’ici les lecteurs français ne le connaissaient qu’à travers Le Traducteur cleptomane, édition partielle publiée en 1985 par les éditions Alinéa, reprise par Viviane Hamy, choix subjectif d’une douzaine de nouvelles piochées parmi les deux opus du cycle Kornél Esti et Les aventures de Kornél Esti, rebaptisées et réordonnées de manière différente de l’oeuvre initialement publiée par Kosztolányi.

La présente traduction est la seule disponible conforme à l’oeuvre originale : suite de 18 chapitres titrés et numérotés, le livre ne présente cependant pas une narration linéaire, tout en manifestant une unité évidente de thématiques et de ton : inventant un genre inédit, au croisement de la nouvelle et du roman, Kosztolányi donne forme à un monde, le monde de Kornél Esti.

Pleines de charme, de fantaisie, mais aussi de tendresse et de compassion à l’égard des faiblesses humaines, ces nouvelles promènent le lecteur entre le Budapest des années 20 et les grandes capitales européennes, vers lesquelles on voyage en train, et le mènent aussi vers des destinations plus énigmatiques, comme la « ville des honnêtes gens », où tout le monde ne dit que la vérité… Les rapports ambigus entre le réel, le dit et l’écrit, sont l’une des préoccupations évidentes de Kosztolányi, qui joue avec malice des paradoxes du langage, s’inscrivant ainsi durablement dans la modernité littéraire." Source cambourakis.com

Roman / Collection Irodalom
272 pages
Traduit du hongrois par Sophie Kepes
Prix : 20 euros
Disponibilité : 4 novembre

Rappelons que c'est l'éditrice Ibolya Virag qui, en novembre 1999, a eu l'idée de mettre à la disposition des lecteurs français l'oeuvre originale de Kornél Esti dont elle a confié la traduction à Sophie Kepes. Jointe par téléphone, Ibolya Virag nous a expliqué que "l'ouvrage étant épuisé à son catalogue, elle a dû renoncer à sa réédition, faute de moyens et face à l'impatience de la traductrice qui voulait récupérer les droits de sa traduction."

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DROIT DE REPONSE DE LA TRADUCTRICE A MME VIRAG: Je tiens à signaler que seule l'édition Cambourakis est fidèle, et a mon imprimatur. Seule cette nouvelle édition est autorisée à voir figurer mon nom en couverture. Il y a 10 ans, Mme Virag a modifié de nombreux passages de ma traduction sans respecter ma propriété morale et intellectuelle et a diffusé l’ouvrage sans m’en avertir. Pour Cambourakis, j’ai retravaillé mon texte en le comparant phrase par phrase avec l’original hongrois, et je suis heureuse de présenter enfin ce merveilleux livre aux lecteurs français sous la forme que j’avais rêvée.
Sophie KEPES, auteur, traductrice, enseignante à Paris 3 et Paris 10.

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En ce qui concerne le présent blog des Mardis hongrois de Paris, la publication de cet échange s'arrêtera là.

2 commentaires:

  1. Je l'ai lu beaucoup de fois! C'est un grand trésor! Selon les tranches d'ages tout le monde trouve le message adressé á lui.

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  2. Alors, je ne révèlerai pas ma tranche d'âge :) mais je vais le relire encore une fois moi aussi dans l'édition d'Ibolya Virag et à l'occasion en version originale quand il me sera possible de me la procurer en langue hongroise.

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