mardi 3 novembre 2009

Budapest mise à l’épreuve des pulsions extrémistes

La Hongrie fut longtemps le moins autoritaire des Etats communistes. Elle est aujourd’hui taraudée par la résurgence d’un populisme débridé.

L’automne est la saison de la mémoire à Budapest. 1956-1989: les commémorations qui s’enchaînent associent les trois couleurs nationales aux drapeaux de l’Union européenne. 

Vu des berges du Danube, Londres pointe parfois sous Budapest et Westminster derrière les bâtiments néogothiques du parlement. Décor trompeur? «Avant, avec János Kádár, nous vivions sous une dictature molle; nous avons maintenant une démocratie dure», confie Zoltan Bécsi, professeur associé à la Geneva School of Diplomacy, qui cite le politologue János Kenedi.

Racisme et antisémitisme

La crispation se devine à de multiples signaux. En juin, l’extrême droite, qui n’avait pas réussi à faire élire un seul député aux législatives de 2002 et de 2006, a remporté trois des 22 sièges de la Hongrie au Parlement européen. Près de 15% des votants se sont prononcés pour une formation – Jobbik – qui jongle avec le racisme et l’antisémitisme. En juillet, la Cour d’appel de Budapest a confirmé la dissolution de la Garde hongroise, une milice non armée qui a pris l’habitude de parader dans les localités tsiganes où elle sème la peur au nom de la loi et de l’ordre. Vêtus d’uniformes noirs, ses membres cherchent leur inspiration du côté des Croix fléchées, fascistes des années 30 et 40, antisémites, indéfectibles alliés de Hitler." La suite de l'article sur La Tribune de Genève

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