jeudi 31 décembre 2009

De Budapest 
aux Caraïbes

"Capitaine Blood, de Michael Curtis.États-Unis, noir et blanc, 1935.
Capitaine Blood (1935) de Michael Curtis est, 
à soixante-quinze ans, toujours fringant. C’est l’histoire d’un jeune médecin de Londres au XVIIIe siècle qui, pour avoir soigné un rebelle au roi Jacques 1er, est déporté à la Jamaïque pour y être vendu comme esclave. Racheté par la nièce du gouverneur qui ne voit pas un aussi beau garçon aller pourrir dans les mines de soufre auxquelles sa musculature le destinait, il deviendra médecin du vieux gouverneur. Pas pour longtemps. Une attaque de corsaires espagnols lui permet de s’enfuir avec quelques compagnons choisis, de s’emparer du navire assaillant et de devenir corsaire à son tour. Batailles, canonnades, abordages de navires harponnés en pleine mer, sauts plongeant des haubans, duels au sabre, l’aventure va son train d’enfer...
En fait, Michael Curtis a eu au bout du compte une vie encore plus aventureuse que celle de son capitaine corsaire. Né Mihaly Kertész en 1888 en Hongrie, il avait été d’abord acteur et, après quelques rôles au théâtre dans son pays, il fut engagé pour jouer dans un film danois (un des pôles de la cinématographie d’alors) d’Auguste Bloom, Atlantis (1913). Il en profita pour s’initier au travail de la caméra et du montage..." Extraits d'un article paru dans l'Humanité du 30 décembre 2009

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