samedi 26 décembre 2009

La persistance de l'hémisphère

"Dans un dispositif élaboré par Attila Csörgö, les mouvements de deux diodes lumineuses en rotation selon deux axes décrivent des spirales. Ces figures n'apparaissent que sur des photographies prises avec un long temps d'exposition, un procédé inspiré de la persistance rétinienne.
Beaucoup se sont amusés, la nuit tombée, à dessiner dans l'air des circonvolutions avec l'extrémité incandescente d'un bâton juste sorti du feu. Plutôt qu'un point qui se déplace, nous percevons des lignes courbes et entrelacées pourvu que le mouvement soit assez rapide. Ce phénomène s'explique par la persistance rétinienne, un « défaut » de l'œil qui se traduit par la conservation d'une image pendant un certain laps de temps, conduisant à sa superposition avec la suivante. Ainsi, dans le cas du tison, les différentes positions consécutives du point de braise s'additionnent en un trait. Cette particularité est, en partie, due au traitement biochimique du signal optique.

La persistance rétinienne est au cœur des travaux d'Attila Csörgö, un artiste hongrois, né en 1965, qui vit et travaille à Budapest. Il a représenté la Hongrie à la Biennale de Venise 1999, avec ses Moebius Spaces, des films photographiques enroulés selon la topologie d'une... bande de Moebius. Ils lui ont valu le prestigieux prix Nam June Paik, en 2008. En résidence au domaine de Kerguéhennec, un centre d'art contemporain situé à Bignan, près de Locminé dans le Morbihan, A. Csörgö s'est associé à l'artiste-ingénieur britannique Steven Pippin pour créer Hemisphere (voir page ci-contre). De quoi s'agit-il ?" La suite de l'article sur pourlascience.fr de janvier 2009

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