vendredi 26 février 2016

Conférence de presse de M. Viktor Orbán, Premier ministre de Hongrie - Budapest, 24 février 2016

"Bonjour Mesdames et Messieurs,
Je m’adresse à vous aujourd’hui parce qu’au Conseil des Ministres de ce matin le gouvernement a adopté un certain nombre de décisions dont je pense que l’une mérite votre attention immédiate. Le gouvernement a adopté une décision portant sur l’organisation d’un référendum sur le système des quotas de relocalisation obligatoires. Il est peut-être préférable que je commence par vous lire le texte de cette décision.
« Décret n°2004/2016 portant organisation d’un référendum national
1. Sur la base des pouvoirs qui lui sont conférés par l’article 8(1) de la Loi fondamentale, le gouvernement décrète l’organisation d’un référendum national portant sur la question suivante : « Approuvez-vous que l’Union européenne ait le pouvoir d’imposer l’installation obligatoire de citoyens non-hongrois en Hongrie sans le consentement de l’Assemblée nationale de Hongrie ? »
2. Le Premier Ministre donne instruction au Directeur de son Cabinet de soumettre la question mentionnée au point 1. ci-dessus à la Commission Nationale des Elections de la part du gouvernement, aux fins de validation. »
Je désire vous faire savoir que cela a été fait.
Cela signifie que le gouvernement est d’avis que le droit de décider des quotas de relocalisation obligatoires ne doit pas être retiré au Parlement de Hongrie. Nul autre que nous-mêmes – c’est-à-dire les membres élus du Parlement hongrois – n’a le droit d’en décider.
Soyons sincères : il est de notoriété publique que le Parlement hongrois rejette le système des quotas de relocalisation obligatoires. Cela signifie donc que ceux qui rejettent ce système et protestent contre lui – en d’autres termes, ceux qui voteront contre – rejetteront l’installation obligatoire de migrants en Hongrie et prendront position, ce faisant, en faveur de la souveraineté de la Hongrie.
Si vous me permettez, je voudrais ajouter quelques mots d’explications sur la décision du gouvernement.
En premier lieu, nous sommes convaincus que la voie que le gouvernement hongrois a choisi de suivre – la voie menant à un référendum – est une solution européenne : elle appartient au caractère de la politique européenne, et nous la recommandons chaudement aux autres aussi. Notre gouvernement croit que la démocratie est une des valeurs centrales de l’Europe, et l’Union européenne est elle-même basée sur des fondements démocratiques. Cela veut dire que nous n’avons pas le droit d’adopter des décisions – des décisions qui modifient de manière fondamentale la vie des populations et déterminent également la vie des générations futures – par-dessus la tête des populations et contre la volonté des peuples d’Europe. Les quotas auraient pour conséquence de remodeler la carte ethnique, culturelle et religieuse de la Hongrie et de l’Europe. Le gouvernement hongrois est d’avis que ni l’Union européenne, ni Bruxelles, ni les dirigeants de l’Europe ne sont mandatés pour le faire : en fait, il n’existe aucune formation ou agence européenne de quelque nature que ce soit qui ait été investie d’un tel pouvoir.
A ce jour, personne n’a demandé aux populations d’Europe si elles souhaitent, acceptent ou rejettent l’introduction des quotas obligatoires. Nous autres Hongrois pensons – et je suis convaincu que le gouvernement ne fait que suivre l’aspiration générale du public en décidant d’organiser un référendum – que l’introduction de quotas de relocalisation obligatoires sans le consentement du peuple n’est rien d’autre qu’un abus de pouvoir. Nous allons donc interroger le peuple hongrois sur cette question, tout comme nous lui avions demandé son avis sur l’adhésion de la Hongrie à l’Union européenne.
Voilà, Mesdames et Messieurs, les considérations et les arguments sur la base desquels le gouvernement a décidé l’organisation d’un référendum.
Je vous remercie de votre attention."
Source : Ambassade de Hongrie à Paris

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