"Dans son dernier roman, l’auteur britannique d’origine hongroise réussit
une prouesse : faire reposer une intrigue entière sur un personnage
opaque.
Alors que Chair, qui a remporté la plus prestigieuse
distinction littéraire au Royaume-Uni, vient de paraître en français,
nous le rencontrons.
« Diriez-vous que vous êtes quelqu’un qui ne porte pas de jugement ? », demande une femme à István. Il est son chauffeur privé, à Londres, et il paraît particulièrement impassible, discret, voire passif. Elle est séduisante, enjôleuse. Elle est son employeuse. À ce moment-là du livre, elle le domine d’autant plus qu’il est un Hongrois exilé en Angleterre.
Nous sommes au début des années 2000, la Grande-Bretagne fait encore partie de l’Union européenne qui vient d’accueillir dix nouveaux pays de l’Est, dont la Hongrie.
Cette femme, Helen, a envie que le jeune homme lui parle de lui car elle est comme nous, lecteurs : elle trouve István opaque mais intéressant ; opaque donc intéressant. Il est à la fois désincarné et très physique, il a un corps et il s’en sert." La suite sur legrandcontinent.eu

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