mercredi 7 janvier 2026

Vue de Hongrie. Béla Tarr, cinéaste “d’une froideur impitoyable et d’une infinie sensibilité”

Le cinéaste hongrois Béla Tarr, ici photographié à Berlin (Allemagne), le 19 février 2011. Photo VALERY HACHE/AFP

"Il s’était fait un nom à l’étranger, vénéré des cinéphiles. Béla Tarr, l’un des plus célèbres cinéastes hongrois, s’est éteint ce 6 janvier 2026, à 70 ans. Les médias magyars rendent hommage au réalisateur du monumental “Tango de Satan”, célèbre pour son style contemplatif en noir et blanc.

“Figure incontournable” du cinéma magyar et “réalisateur hongrois le plus estimé à l’étranger”, selon Telex, Béla Tarr (1955-2026) est décédé ce 6 janvier. Il s’était notamment illustré avec Le Tango de Satan (1994) et Les Harmonies Werckmeister (2000), films adaptés de romans de son compatriote Laszlo Krasznahorkai, prix Nobel de littérature 2025.

“Tous ses films étaient bouleversants, originaux, expérimentaux, à la fois d’une froideur impitoyable et d’une infinie sensibilité. Ils parlaient toujours avec une grande empathie des défavorisés, des opprimés”, affirme le réalisateur hongrois Attila Janisch, cité par 24.hu. Il considère Béla Tarr comme un “génie du cinéma hongrois et mondial”. Son collègue Bence Fliegauf, repris par le même média, applaudit les longs-métrages “hypnotiques” de “l’un des rares cinéastes philosophes”.

Des films “troublants”

Le premier film de Béla Tarr, Le Nid familial (1979), dépeignait la vie, dans un petit appartement, d’une famille nombreuse dont chacun des membres rêvait d’espace, un luxe inaccessible en raison de loyers bien trop élevés. Conçu “en six jours” avec des “acteurs amateurs” et des “dialogues improvisés”, ce docu-fiction “a immédiatement fait connaître” le jeune cinéaste, “qui travaillait alors dans un chantier naval” pour gagner sa vie..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

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