mardi 26 mai 2015

Évreux : trois expositions sur le peintre Alexandre Hollan sont actuellement proposées

"Culture. Trois expositions consacrées au peintre Alexandre Hollan offrent une occasion unique de découvrir ses œuvres.
La présentation concomitante de trois expositions au musée d’art, à la Maison des arts et à la bibliothèque-médiathèque, offre un nouvel éclairage sur le peintre Alexandre Hollan, né à Budapest en 1933 et exilé à Paris en 1953." La suite sur paris-normandie.fr

5 commentaires:

  1. Bj JPR. Le fait que ce monsieur se fut exilé en 1953 m'a éveillé d'un point de vue personnel! En effet, jusqu'ici j'avais noté 1945/48 et 1956/57 les périodes d'exil de Hongrois. Etant né dans des conditions assez rocambolesques à l'autre bout de la France par ma famille alsacienne réfugié à Belfort après 1870, mon père fut radié de tout acte au point que j'en ignore l'origine, et cet acharnement à tout effacer et à me cacher toute réalité peut s'expliquer du fait d'opinion très négative pour cet homme venu peut-être "d'où on ne sait où" - rien n'indique qu'il fut Hongrois, mais rien ne l'interdit non plus! Et vu mon fort intérêt pour la langue et la culture hongroise, sans raison apparente à ce point et tenace malgré l'hostilité généralement rencontrée, c'est peut-être un "signe" d'une origine magyare (serais-je mieux apprécié, j'en doute...), que jusqu'ici je n'exprimais pas vu que les faits se situaient en 51/52.
    Or cet article http://books.openedition.org/psorbonne/969?lang=fr
    me révèle bien des choses, notamment qu'il y eut des exilés hongrois en 49/55 plutôt jeunes (voir alinéa 139 et d'autres), de la forte hostilité des Français vis à vis des exilés, souvent assimilés malgré eux à la politique des dirigeants ou anciens oppresseurs de leur pays d'origine (jusqu'ici je n'avais lu que les aspects de bon accueil).
    Cet article trouvé à cette occasion mérite en tous les cas l'attention de vos lecteurs...
    Et ce d'autant plus, que ce café Zimmer dont il est question à l'alinéa 143 est l'ancêtre de l'actuel café Bords de Seine... Quoique non vu google, puisque l'un et l'autre sont au 1 Place du Châtelet, 75001 Paris!
    http://www.lezimmer.com/acces.php
    http://www.cafebordsdeseine.com/acces-contact.html
    Curieuse coïncidence, n'est-il pas ?
    A vous de voir l'intérêt de mes présentes notes.
    Bien à vous.

    RépondreSupprimer
  2. http://books.openedition.org/psorbonne/969?lang=fr
    Exilés d’Europe Centrale de 1945 à 1967
    Alinéa 131 Les Hongrois

    RépondreSupprimer
  3. à noter aussi:
    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1958_num_8_3_392481
    La Hongrie de 1918 à 1958 : État des travaux
    Thomas Schreiber lien Revue française de science politique lien Année 1958 lien Volume 8 lien Numéro 3 lien pp. 655-675

    RépondreSupprimer
  4. Bonjour michartpoesho,
    Merci pour tous ces liens fort intéressants, notamment celui sur les diverses émigrations. Je dois les lire posément pour m'en faire une idée. Au premier survol, cela me paraît touffu et complexe. Je ne peux pas vraiment juger de la pertinence au plan scientifique de la démarche mais j'ai l'impression que l'analyse porte davantage sur les émigrations voyantes (politiques, intellectuelles) que sur les émigrés lambda, bêtement économiques qui devaient constituer la grande masse.
    Pour ce qui concerne, le café Zimmer, qui existe toujours à la droite du Châtelet (vu de face) c'était effectivement un lieu de rendez-vous de Hongrois, mais plutôt de l’intelligentsia. D'autres groupes existaient ailleurs, d'origines plus modestes ou ayant d'autres sensibilités. Le café Bords de Seine où se tiennent les réunions des Mardis hongrois, se situe à la gauche du théâtre du Châtelet. Tout cela, les deux brasseries et le théâtre sont au n°1 de la Place.
    Bien à vous

    RépondreSupprimer
  5. Et une dernière précision : il y eut un courant d'émigration hongroise de 1945 à 1947 puis les frontières se sont fermées hermétiquement jusqu'en 1956. Entre 1947 et 1956, les possibilités d'émigration étaient extrêmement limitées. Il y eut donc deux courants après guerre, celui de 1945 à 1947 et celui de novembre 1956 à janvier 1957 (à ma connaissance)..

    RépondreSupprimer