mardi 12 avril 2011

Dans l'obscur royaume de Giorgio Pressburger

Giorgio Pressburger signe une réécriture de "L'Enfer" de Dante Alighieri, avec Freud en nouveau Virgile. Entre roman, poème et pièce de théâtre, il dresse un répertoire des grandes victimes du mal dans l'histoire, une traversée du XXe siècle comme celui de tous les totalitarismes. Une oeuvre profondément singulière qui secoue et dérange, et nous oblige à regarder la Méduse en face.

Actes Sud Littérature
Lettres italiennes
Avril, 2011 / 14,5 x 24 / 300 pages
traduit de l'italien par : Marguerite POZZOLI
ISBN 978-2-7427-9624-3
prix indicatif : 22,50 €
actes-sud.fr

Giorgio Pressburger est né en 1937 dans une famille juive décimée par les nazis. Il a passé son enfance et son adolescence à Budapest. En 1956, après l’insurrection contre le régime soviétique, il quitte clandestinement la Hongrie et s’exile en Italie. Il adopte la langue italienne pour écrire, se consacre à la littérature et au théâtre, puis pendant quatre ans, il étudie la biologie, la génétique et le fonctionnement du cerveau humain à l’université de Rome, cette culture scientifique nourrira son oeuvre d’écrivain et de dramaturge. Il s’est illustré dans de nombreux domaines - création radiophonique, réalisation de films, mise en scène de théâtre, d’opéras et d’opérettes, organisation, direction de l’Institut de Culture italienne de Budapest, écriture de pièces de théâtre, de romans et de nouvelles. Avec Nicola, son frère jumeau décédé en 1985, il a signé deux livres, Histoire du huitième district (Verdier, 1989) et L’Eléphant vert (Actes Sud, 1990). La tourmente de la guerre, les horreurs du génocide et les secousses politiques de l’après-guerre en Europe l’ont marqué d’un pessimisme non dénué d’humour, celui de la Mitteleuropa.
De Giorgio Pressburger, Actes Sud a publié La Loi des espaces blancs (1990), Les Jumeaux (1998), La Neige et la Faute (2002, prix Viaraggio), L’Horloge de Munich (2005, prix Elsa Morante), La Langue perdue (2008) et Dans l’obscur royaume (2011).

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire