jeudi 11 décembre 2014

Rencontres par Flora

Il m’arrive souvent de faire des rencontres, réelles ou virtuelles qui me laissent une sensation de légèreté, de lien chaleureux, immédiat. Le charme passe, un air de complicité s'installe. Il peut disparaître aussitôt, momentané, ou devenir relation durable, plus ou moins suivie. Il peut même se muer en amitié mais cela demande, déjà, à écrire une histoire à plusieurs chapitres. Pour éprouver la solidité du lien.
    La relation amoureuse, c'est tout autre chose. Elle débute, du moins pour moi, par un coup de foudre, souvent au retardement léger, rappelant la photo déclenchée à distance. Comme s'il me fallait quelques heures ou plus, pour que les processus biochimiques  - horribile dictu par les affreux scientifiques qui cassent le rêve  -  concoctent leurs mélanges explosifs qui feront voler en éclat toute quiétude. Un laps de temps nécessaire pour que le fantasme se mette en route et qu'il transfigure l'autre, le presque indifférent peu de temps auparavant, en un être exceptionnel qui répondra à tous les critères. Ou presque...
   Les rencontres, ce sont des phares minuscules qui éclairent la morne routine de notre parcours. Cherchons-nous le miroir qui nous renvoie notre image pour nous rassurer, pour nous flatter ou accabler, ou bien sommes-nous à la recherche de la différence, de notre part manquante, afin que le Yin et le Yang puissent devenir un cercle, la forme parfaite...
   Comment savoir si la rencontre sera positive ou négative, amie ou ennemie? D'autant plus difficile que mon intuition pas du tout légendaire souffre des emballements enthousiastes qui ont tendance à idéaliser l'autre, à amplifier les ondes invisibles qui accompagnent ces petites passerelles permettant de rejoindre l'autre au-dessus de l'abîme.
Sans compter la rencontre fondamentale  -  la plus vitale  -  celle qui nous attend avec nous-mêmes.

Rozsa Millet

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