samedi 12 février 2011

Cycle Zoltán Fábri Anna la douce (1958) 18 février 2011 à 20h Institut hongrois de Paris / Cinéma V4


Budapest, 1919. Après la chute de la Commune, le couple de Kornél Vizy, haut fonctionnaire de son état, peut enfin reprendre sa vie normale. A l’aide du concierge, compromis dans la Commune, ils trouvent même la bonne idéale, Anna Édes (Douce). Disposée à faire tout ce qu’on lui demande, Anna refuse même une demande en mariage pour faire plaisir à sa maîtresse hystérique. Jancsi, le neveu de celle-ci va avoir une aventure avec Anna pour rapidement la délaisser et la contraindre à avorter. La domestique idéale que tout le quartier envie aux Vizy finira par sauvagement assassiner ses maîtres. Pourquoi ? La meurtrière elle-même ne saura répondre à la question.
Adaptation du roman éponyme de Dezső Kosztolányi [Anna la douce, trad. Eva Vingiano de Piña Martins, Viviane Hamy, 1992].

Entrée : 5 / 3 €

Zoltán Fábri (1917-1994)

« Le nom de Zoltán Fábri est resté emblématique d’une génération de cinéastes confrontée après 1950 aux contraintes du réalisme socialiste et ayant tenté de s’immiscer dans quelques espaces de liberté de l’époque. Après avoir suivi une voie très classique, diplômé en 1938 de l’Ecole nationale des Beaux Arts, il suit de 1938 à 1941 les cours de l’Ecole nationale des Arts du spectacle ; à partir de 1950, il devient conseiller artistique pour des films de fiction. Sa carrière, de 1952 à 1982, reste relativement académique, marquée par le réalisme social d’avant guerre et le néoréalisme italien […] A partie de 1954, grâce notamment à Quatorze vies en danger (Életjel), il met en œuvre une esthétique nouvelle. Son film le plus réussi, Vingt heures, réalisé rn 1965, amorce une rupture avec les normes staliniennes de l’époque, pour traiter de la révolution de 1956 avec une liberté de forme et de ton presque inédites. Avec Merry-Go-Round [Un petit carrousel de fête] (Körhinta, 1955, avec en vedette Mari Törőcsik, qui tiendra aussi le rôle principal dans Anna la douce), il obtient un succès international, le film est accueilli triomphalement à Cannes et plébiscité tant par le public que par la critique. »

Katalin Por : Anna la Douce de Zoltán Fábri, un exemple de réécriture de l’histoire, Théorème, numéro 7, « Cinéma hongrois, le temps et l’histoire », juin 2003, pp.65-75

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