jeudi 16 décembre 2010

La possibilité d’une île

"Lóránd Hegyi, directeur du musée d’Art moderne de Saint-Étienne, parle ici de son exposition « Îles jamais trouvées », qui réunit des artistes de réputation internationale ayant pour point commun d’explorer de nouveaux territoires.Lóránd Hegyi reste un personnage atypique du monde de l’art, aimant par-dessus tout arpenter le monde et se lancer dans de longs débats sur l’art. De son enfance à Budapest dans une famille aisée composée d’avocats, d’architectes et de musicologues, il garde l’idée que le monde est un vaste territoire où seules comptent les amitiés durables. Il débute sa carrière comme enseignant aux Beaux-Arts de Budapest puis réalise quelques commissariats, avant de se faire remarquer en 1979 par une vaste exposition sur le constructivisme hongrois. Depuis, il enchaîne les coups de maître, dirige la fondation Ludwig (Mumok) à Vienne de 1990 à 2001, s’occupe de la Biennale de Valence avant de prendre la tête du musée d’Art moderne de Saint-Étienne, en 2003. « Îles jamais trouvées » constitue l’une de ses entreprises les plus engagées. Dans son texte d’intention, il cite Hannah Arendt, Foucault, Deleuze, convoque au passage la notion d’utopie, s’interroge sur la nature du réel, la permanence du monde… Ces fameuses îles deviennent sous sa plume le symbole parfait de ces constructions imaginaires dégagées de toute nécessité que sont les univers de quelques artistes." A lire : Magazine Connaissance des Arts décembre 2010

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