mercredi 18 avril 2018

En Hongrie, au cœur des passions identitaires d'Europe centrale

"REPORTAGE - La Hongrie ne s'est pas remise d'avoir perdu  les deux tiers de  son territoire après  la Première Guerre mondiale. Le nationalisme de Horthy, puis la douloureuse transition après la chute  du communisme ont continué de façonner  une mentalité rétive au libéralisme. Viktor Orban est issu de cette histoire, mieux comprise à l'est qu'à l'ouest de l'Europe.
Le 6 avril dernier, à deux jours des législatives, une foule de partisans du premier ministre, Viktor Orban, chantait sur la place baignée de soleil de l'ancienne capitale des rois de Hongrie, à Szekesfehervar. «Comme une fleur qui a été déracinée et est en train de mourir, comme les millions de Hongrois éparpillés hors des frontières, si tu ne fais pas attention, cela peut aussi t'arriver», chantaient les manifestants, émus et recueillis. «Nous sommes du même sang, peu importe ce qui se passe dans nos vies», fredonnaient-ils, en agitant des drapeaux blanc, rouge et vert, couleurs de la Hongrie. Ce chant sombre évoque le destin tragique de leur pays, amputé des deux tiers de son territoire après le traité de Trianon de 1920, imposé par la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, pour punir l'Autriche-Hongrie de son engagement dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Allemagne. Un traumatisme national." La suite sur lefigaro.fr (article payant)

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