vendredi 13 avril 2018

Oh putain quatre ans, c’est long !

"Les Hongrois ont donc voté. 2,5 millions des 8 millions d’électeurs ont choisi Viktor Orbán, soit 48% des suffrages, soit deux-tiers des députés. Ces électeurs, ont exercé leur droit le plus fondamental et dans une démocratie il n’y a pas de bon ou de mauvais vote. Ce n’est donc pas d’eux dont il s’agit ici. Mais du pouvoir, celui qui tient le pays sous sa botte depuis huit ans et qui s’apprête à rempiler pour quatre de plus, et de la manière dont il s’y est pris pour décrocher cette victoire dans les urnes.
Par ses idées et le débat démocratique ? Non, Orbán n’a plus daigné débattre avec quiconque depuis le 5 avril 2006 (oui, c’était il y a 12 ans !). Bien au contraire, ses opposants politiques ont été diffamés un à un, traînés dans la boue par une myriade de médias aux ordres. Lesquels ont d’ailleurs diffusé à profusion les fake news issues de la « fachosphère » pour alimenter le récit haineux du gouvernement (saviez-vous par exemple que la basilique Saint-Denis avait été attaquée par des hordes de migrants ?). Cette propagande indigne, on peut la résumer à ces portraits de George Soros placés sur le sol des bus de ville afin qu’ils s’en trouvent piétinés. Et que dire de ces vidéos irrespectueuses vis-à-vis de leurs voisins viennois, ou des Bruxellois, et plus généralement de cette rhétorique poutinienne sous-entendant que les Occidentaux seraient des êtres stupides et décadents, si ce n’est des dégénérés ?" La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

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