samedi 21 mai 2016

Le combat des réalisateurs indépendants hongrois face au modèle Terminator

"Depuis 2011, le producteur américano-hongrois Andrew G. Vajna a pris la direction du fond de financement du cinéma national. En imposant sa culture directement importée des blockbusters hollywoodiens, il a provoqué la colère des réalisateurs indépendants qui s’inquiètent pour leur avenir.

À 74 ans, Kende János a sa carrière derrière lui. Ce prolifique directeur de la photographie a travaillé avec les plus grands et sa filmographie remplit près de trois pages A4, qu’il exhibe fièrement. Depuis 2003, ce petit homme au sourire malicieux a décidé d’arrêter son travail et se consacre désormais uniquement aux cours qu’il délivre à l’École supérieure de théâtre et de cinéma de Budapest. Mais la question de son héritage le taraude. Sur son ordinateur, il fait défiler les photos de ses élèves prises lors de tournages, laissant entrevoir des visages souriants et juvéniles. « Aujourd’hui, il n’est plus possible pour les jeunes cinéastes hongrois de travailler. Ils veulent tous partir à l’étranger, aux Etats-Unis, en Europe de l’Ouest… Ici, il n’y a pas assez d’argent, ils ne peuvent pas réaliser leurs films et ne gagnent pas suffisamment« , regrette-t-il." La suite sur budapress.fr

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