"Une statue du philosophe marxiste va être
enlevée du centre de Budapest. Signe de la révision de l’histoire en
cours sur ces rives du Danube.
Depuis quelques années, les statues
tombent à Budapest. Il y a trois mois, sur une initiative du Jobbik
(parti d’extrême droite), appuyée par le Fidesz, parti du président
Viktor Orban, et par des membres de l’opposition démocratique, le
conseil municipal de Budapest a décidé de retirer la statue de Georg
Lukacs. Depuis 1985, le philosophe marxiste trônait dans le parc
Szent-Istvan, dans un ancien quartier juif du centre de la capitale.
Né à Budapest, dans une famille juive, Georg Lukacs (1885-1971) est un personnage central et controversé de l’histoire hongroise contemporaine. Philosophe et essayiste de langue allemande, Lukacs est avant tout célèbre pour son approche sociologique de la littérature. Sa Théorie du roman (Denoël, 1968) a conceptualisé le genre romanesque comme « l’épopée d’un monde sans dieux », le combat de l’individu face à un monde hostile.
Se tournant par la suite vers une réflexion de plus en plus politique, Lukacs a défendu un réalisme littéraire à la Balzac, capable de saisir le mouvement des classes sociales (Balzac et le réalisme, François Maspero, 1967). Penseur du marxisme (Histoire et conscience de classe, Minuit, 1960), Lukacs est surtout connu dans son pays pour ses activités politiques. Commissaire de l’Armée rouge hongroise, en 1919, sous la République des conseils, puis ministre de la culture, en 1956, avant l’intervention soviétique, Lukacs entretenait des liens complexes et douloureux avec le communisme." La suite sur lemonde.fr (version payante)
Né à Budapest, dans une famille juive, Georg Lukacs (1885-1971) est un personnage central et controversé de l’histoire hongroise contemporaine. Philosophe et essayiste de langue allemande, Lukacs est avant tout célèbre pour son approche sociologique de la littérature. Sa Théorie du roman (Denoël, 1968) a conceptualisé le genre romanesque comme « l’épopée d’un monde sans dieux », le combat de l’individu face à un monde hostile.
Se tournant par la suite vers une réflexion de plus en plus politique, Lukacs a défendu un réalisme littéraire à la Balzac, capable de saisir le mouvement des classes sociales (Balzac et le réalisme, François Maspero, 1967). Penseur du marxisme (Histoire et conscience de classe, Minuit, 1960), Lukacs est surtout connu dans son pays pour ses activités politiques. Commissaire de l’Armée rouge hongroise, en 1919, sous la République des conseils, puis ministre de la culture, en 1956, avant l’intervention soviétique, Lukacs entretenait des liens complexes et douloureux avec le communisme." La suite sur lemonde.fr (version payante)
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