jeudi 25 novembre 2010

Harmonia Caelestis - spectacle en allemand surtité en français Peter Esterhazy/David Marton 4, 6 et 7 février 2011

Festival Le standard idéal 8e édition - 2011 à la MC93

Cette année, la 8eme édition du festival Standard Idéal, c’est …
… des pères et des fils, qui tentent de se comprendre…. On ne tue plus les pères dans le théâtre d’aujourd’hui. C’est aussi un festival où la musique prend une place importante, comme un sous-texte omniprésent.

Pour ce grand rendez-vous de théâtre international, la Hongrie, a une place de choix. Nous entendrons le très grand texte de Peter Esterhazy et toute l’histoire de cette famille de l’aristocratie austro-hongroise, grâce à la mise en scène musicale de David Marton, musicien virtuose, hongrois comme Arpad Schilling, dans la ligné de Marthaler, il est actuellement sur toutes les grandes scènes d’Allemagne et d’Autriche.

HARMONIA CAELESTIS - spectacle en allemand surtité en français
Peter Esterhazy/David Marton
4, 6 et 7 février 2011

Dans ce roman, Péter Esterházy part à la recherche d’une famille de l’aristocratie austro-hongroise, la sienne, expropriée en 1951 par les communistes hongrois. Le mythe du père est au centre de l’œuvre, sous la forme d’une figure légendaire qui traverse les siècles, surgissant à des époques et dans des cultures différentes.
David Martón, pianiste de formation, utilise la musique pour interroger la réalité : son théâtre est musical ET narratif, à travers de multiples associations. A l’image du roman, qui procède par fragments, il crée un patchwork étonnant. Partant de la structure littéraire, il fabrique une mosaïque théâtrale où se rencontrent de manière fascinante les formes musicales, de Haydn à Bartók, du baroque à l’époque moderne. Un requiem devient une valse mélancolique, Mozart bascule dans Morricone. Une telle polyphonie est le principe fondamental de cette approche de la réalité, qu’elle soit historique ou contemporaine. Martón a réuni des comédiens stupéfiants, des musiciens virtuoses. Ensemble, ils révèlent que chaque mélodie contient toute une histoire. Chaque image reliée à un son, chaque son déclenchant une image – défilant sur un plateau étrangement rempli d’objets, reliques d’un salon d’aristocrates – raconte la décomposition d’une famille, d’un système social et des époques auxquelles la dynastie des Esterházy était liée. Sans nostalgie, mais avec un charme dans lequel verbe, musique et jeu forment une texture théâtrale fascinante.

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