L’extrême droite lutte contre les droits des personnes LGBTQIA+ et contre les droits à l’IVG. À l’international, elle a pris le pouvoir aux États-Unis et en Europe (Italie, Hongrie...). Ces prises de pouvoir ont un impact sur les femmes et les personnes concernées par les différentes lois appliquées par ces gouvernements. En France, des groupes politiques partagent ces luttes, rejoignent leurs idées et leurs actions.
L'extrême droite au pouvoir à l'internationalL'une des actions les plus visibles de l'extrême-droite à l'international au pouvoir est le retournement de la jurisprudence Roe v. Wade aux États-Unis, qui a rendu inaccessible l’avortement pour un tiers des personnes vivant sur ce territoire [1]. Ce renversement a été permis par une Cour Suprême conservatrice mise en place lors du premier mandat de Donald Trump. Dès le début de son second mandat, des réseaux sociaux suppriment les messages liés à des informations sur l’avortement [2]. Le Ministère de la Santé supprime toutes ses pages web liées à l’avortement, en plus des pages web liées aux personnes LGBTQIA+ et au VIH [3]. Le service du parc de Stonewall à New-York a décidé de supprimer la mention des personnes trans durant les révoltes de Stonewall [4] dès février. Les premiers décrets signés par l’administration Trump visaient à empêcher l’existence du genre “X”, disponible depuis 2022 : cela permettait aux personnes trans, non-binaires et intersexes d’avoir un état civil correspondant à leur genre. Or, comme cette possibilité existait depuis plusieurs années, plusieurs milliers de personnes l'ont utilisées et donc ont pu changer leur état-civil. En raison de ce retour en arrière, ces personnes ne peuvent plus voyager, et des questions autour de leur possibilité d'exercer leur droit de vote se posent. De plus, il est demandé aux personnes notifiées comme personne trans de faire vérifier leur sexe à la conception avec le certificat de naissance [5] [6].
En Italie, l’avortement est toujours légal, mais 63% des gynécologues refusent de l’appliquer, au nom de la clause de conscience spécifique sur cet acte. Sous le gouvernement de Giorgia Meloni, cela ne s’est pas arrangé : récemment les groupes anti-avortement ont été autorisés à entrer dans les établissements médicaux afin de faire pression sur les médecins et les personnes qui souhaitent avorter [7]. De plus, l'acharnement contre les droits à la parentalité des personnes homosexuelles est particulièrement violent. Ainsi, l’adoption d’enfant par des personnes homosexuelles italiennes (que ce soit en Italie ou à l’étranger) a été interdite [8], et la GPA (Gestation Pour Autrui) a été redéfinie comme un crime "universel" - c'est-à-dire condamnable même si réalisée à l’étranger [9].
En Hongrie, depuis l’arrivée de Viktor Orbán, la pression politique contre l’avortement n’a cessé d’augmenter, avec des campagnes anti-avortement [10] et l’ajout dans la constitution que “la vie du foetus doit être protégée à partir de sa conception” [11]. Dernièrement la personne qui cherche à avorter doit “écouter le coeur du foetus” avant de pouvoir accéder à la procédure [12]. De plus, la marche des fiertés a été interdite, et la reconnaissance faciale a été utilisée pour retrouver les personnes y participant [13]. D’autres restrictions sont en cours dans le monde, que ce soit dans l'Argentine de Javier Milei [14], ou avec l’ombre de l’extrême droite allemande [15]." La suite sur planning-familial.org
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