"La troisième édition du festival strasbourgeois à Budapest met du paprika dans votre vie !
Depuis trois ans, le festival Jazzdor de Strasbourg a proposé de s’enfoncer plus à l’est de l’Europe Centrale en créant Jazzdor Budapest. Qui de mieux que la grande maison du Budapest Music Center, phare du jazz et des musiques improvisées dans la région pour co-organiser cet évènement qui, en s’étendant sur quatre jours permet de brosser un panorama vivace des forces en présence mélangeant orchestres francophones souvent sélectionnés par Jazzdor et formations propulsées par BMC.
Il faut bien dire que le lieu s’y prête, l’Opus Jazz Club
est un lieu à l’acoustique idéale où la déco faite de pochettes de
disques BMC - souvent chroniqués en ces pages - donne envie d’y rester
durablement. C’est Big Fish qui ouvre un festival qui marque la première sélection de Vincent Bessières, nouveau directeur de Jazzdor. Ce quartet très égalitaire appartient à tous ses membres, à commencer par Ariel Tessier, particulièrement en verve ce soir-là et auteur d’un morceau nouveau, fruit d’une courte tournée se terminant à Budapest.
La recette est là même que le disque de 2024, avec une énergie puisée au sein d’une base rythmique solide (Gabriel Midon
est à la contrebasse en pilier irréfragable) que les deux saxophones
utilisent pour mettre le feu à des convictions tirées des enseignements
d’Ornette Coleman ou Paul Motian. Au ténor, Julien Soro est le gage d’une certaine rondeur qui sait sortir du cercle quand Léa Ciechelski
à l’alto est le propane nécessaire à toute bonne explosion. Son jeu
pugnace, jouant des improvisations rageuses sur une très belle écriture
(“Seule mais pas trop” qui souligne son goût pour les motifs répétitifs,
mais aussi “Bartok’s Holiday” de Midon). Un second album est envisagé ;
on l’attend avec impatience." La suite sur citizenjazz.com

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