Dans un cimetière ancien de Sárrétudvari, en Hongrie, des archéologues ont identifié les restes d’une femme âgée (représentée ci-dessus) du 10e siècle enterrée avec un arc et d’autres artefacts liés au tir à l’arc. ILLUSTRATION DE Luca Kis
"De récentes réévaluations scientifiques de restes humains amènent les historiens à reconsidérer la fréquence à laquelle des femmes ont pu être honorées comme des guerrières tout au long de l’Histoire.
Dans les années 1980, on découvrit une collection déroutante d’artefacts dans une tombe du 10e siècle : un arc, une pointe de flèche… et des bijoux. Les premières études suggérèrent que la personne inhumée était probablement de sexe masculin. Mais un nouvel examen de son squelette a révélé qu’il s’agissait en réalité d’une femme.
Cette révélation apporte une perspective nouvelle dans le débat sur le fait que des femmes aient pu être des guerrières de la Préhistoire au Moyen Âge. Les chercheurs veillent à ne pas suggérer que cette femme puisse avoir utilisé cet arc pour faire la guerre – plutôt que pour chasser, par exemple, ou pour se défendre en gardant des troupeaux. Mais ils n’excluent pas la possibilité que sa société ait vu en elle une « guerrière » – tandis que des spécialistes soulignent que l’idée selon laquelle seuls les hommes pouvaient être des guerriers est faussée par des conceptions modernes.
« Il est tentant de dire que c’était une guerrière [mais] nous avons choisi de laisser la question en suspens », explique Balázs Tihanyi, bio-archéologue de l’Université de Szeged, en Hongrie, et co-auteur de la nouvelle étude parue dans PLOS One. Comme il l’observe, les archers montés étaient une composante essentielle de l’art de la guerre hongrois à l’époque, et si la femme était une archère et une cavalière douée, alors il est possible qu’elle ait pris part à des combats. D’un autre côté, rappelle-t-il, les arcs servaient également pour la chasse, et de nombreuses femmes hongroises de cette époque, en particulier chez les Magyars, un peuple semi-nomade, portaient des arcs pour se défendre et pour protéger le bétail." La suite sur nationalgeographic.fr

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