"La compagnie hongroise MOL s’apprête à racheter les parts majoritaires du géant russe Gazprom dans la société serbe NIS, fragilisée par des sanctions américaines. Un coup géopolitique qui accroît le poids régional de MOL, et donc de la Hongrie, notent les médias serbes et magyars.
Après plusieurs mois sans livraisons d’hydrocarbures et l’arrêt provisoire de la raffinerie de Pancevo, la seule de Serbie, en raison de sanctions américaines, une sortie de crise se profile. Gazprom Neft, actionnaire russe majoritaire de la firme pétrolière serbe NIS, a accepté de vendre ses parts à la compagnie hongroise MOL. Une décision aux implications géopolitiques considérables, qui consacre l’amitié serbo-hongroise et l’expansion de MOL dans les Balkans.
Selon la lettre d’intention contraignante signée le 19 janvier avec Gazprom Neft, MOL devrait acheter les 56,15 % de parts détenues par la société russe dans NIS jusqu’à présent. L’État serbe, disposant déjà de 29,86 % d’actions, améliorerait quant à lui sa position en prenant 5 % supplémentaires. Le montage serait complété par la compagnie pétrolière des Émirats arabes unis ADNOC, qui entrerait également au capital de NIS, rapporte Politika depuis Belgrade.
“MOL achète surtout un marché et fait fortune”, titre Nova. L’accord attend encore l’aval de l’Office of Foreign Assets Control (Ofac), le bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain, pour être finalisé d’ici à la fin du mois de mars. En cas de feu vert définitif, le géant hongrois s’emparera de la raffinerie de Pancevo, d’une usine pétrochimique, de..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)
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