"Sauvé in extremis d’une extradition vers le régime autoritaire de Viktor Orbán, l’antifasciste albanais Rexhino Abazaj est désormais visé par un mandat d’arrêt européen émis outre-Rhin. Une manœuvre judiciaire qui inquiète ses avocats.
Après la Hongrie, l’Allemagne. Le 9 avril, la justice française refusait d’extrader vers le pays de Viktor Orbán le militant antifasciste albanais Rexhino Abazaj, alias «Gino», accusé d’avoir commis des violences à Budapest en marge d’une manifestation néonazie en 2023. Les juges avaient estimé que le jeune homme risquait «un traitement inhumain» en prison et soulignaient le manque de garanties d’un procès équitable. C’était sans compter sur un nouveau mandat d’arrêt européen, émis par les autorités allemandes pour les mêmes faits. Gino comparaîtra ce mercredi 27 janvier devant la chambre de l’extradition de la cour d’appel de Paris. Ses avocats, Me Pasquet-Marinacce et Me Krassoulia se disent inquiets et dénoncent une procédure qui pourrait n’être qu’une étape avant l’extradition de leur client vers la Hongrie.
La chronologie des faits accrédite leur thèse. Au printemps, après que la justice française a refusé de le remettre aux autorités hongroises, Rexhino Abazaj savourait, soulagé. Ce qu’il ignorait, c’est que se profilait cette nouvelle procédure, lancée par la justice allemande le 5 mai,..." La suite sur liberation.fr (article payant)
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