- Florent Parmentier, secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), chercheur associé à l’Institut Jacques Delors
En menaçant Orban de "donner son adresse à ses forces armées", Zelensky a provoqué une rupture jugée "inacceptable" par Bruxelles. Derrière cette phrase, une crise qui couve depuis janvier autour de l'oléoduc Droujba et du prêt européen bloqué par Budapest. Une aubaine pour Orban ?
Jeudi dernier, une phrase de Volodymyr Zelensky a mis le feu aux poudres : en menaçant Viktor Orban de "donner son adresse à ses forces armées", le président ukrainien a provoqué une rupture que même Bruxelles a jugée "inacceptable". Derrière cette sortie, une crise qui couve depuis fin janvier : la portion ukrainienne de l'oléoduc Droujba, endommagée par une frappe, ne livre plus la Hongrie en pétrole russe. Kiev tarde à le réparer ; Budapest en a fait un prétexte pour bloquer le prêt européen de 90 milliards d'euros destiné à aider l'Ukraine. Pour Orban, c'est une aubaine : donné perdant pour la première fois en seize ans à cinq semaines des législatives hongroises, il peut désormais se présenter en cible d'un président étranger. Zelensky a-t-il offert à son pire ennemi sa meilleure arme de campagne ? Réponses avec Florent Parmentier, secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF), chercheur associé à l'Institut Jacques Delors et spécialiste de l'Europe de l'Est et Orientale. Il est l’auteur de Géopolitique de l'Eurovision : la bande-son de la construction européenne, coécrit avec Cyrille Bret aux éditions Bréal." La suite et à écouter (11mn) sur radiofrance.fr
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