"Rudy Reichstadt et Tristan Mendès France décryptent et analysent, dans ce nouveau numéro de Complorama comment le Premier ministre hongrois Viktor Orbán utilise le complotisme comme stratégie électorale.
Le 107è numéro de Complorama examine cette semaine la campagne électorale en Hongrie. Le vote a lieu le 12 avril. Viktor Orbán est au pouvoir depuis seize ans. Pour la première fois, les sondages ne lui sont pas favorables.
Un glissement rhétoriqueLes cibles traditionnelles, durant la campagne, comme George Soros ou l'Union européenne, ont été remplacées par des accusations d'ingérence ukrainienne orchestrées par Volodymyr Zelensky. Pour Tristan Mendès-France, maître de conférences associé à l'université Paris-Cité, spécialiste des cultures numériques : "Le sujet de l'Ukraine est évidemment central dans la communication politique d'Orban depuis au moins le début du conflit avec la Russie" ajoutant qu'Orban a une "proximité idéologique avec Poutine".
Durant cette campagne, le paradoxe de l'ingérence est atteint avec la venue du vice-président américain. J.D. Vance dénonce d'un côté "l'ingérence ukrainienne dans les élections, à la fois aux États-Unis et en Hongrie" mais pour Tristan Mendès-France le plus extraordinaire reste l'explication du 7 avril à Budapest Ouverture dans un nouvel onglet, lorsque Vance dit "explicitement avoir été envoyé par Trump pour dénoncer une supposée ingérence de Bruxelles tout en appelant explicitement à la réélection d'Orban"." La suite et à écouter (22mn) sur radiofrance.fr
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.