jeudi 12 mars 2026

Notre critique d’Orphelin : Budapest, année zéro

CRITIQUE - Laszlo Nemes évoque avec une préciosité anachronique la capitale hongroise traumatisée par l’insurrection de 1956. Un adolescent en mal de père est au cœur de ce drame.

Orphelin ? Pas vraiment. Andor a une mère. Il l’a retrouvée en 1949, à sa sortie de l’orphelinat. Klara, qui est juive, avait passé la guerre cachée à la campagne, son mari étant parti pour les camps. En 1957, Andor a 12 ans. Budapest se relève à peine de l’insurrection des étudiants qui a été réprimée par les chars russes. Le gamin se demande où est passé son père. Klara ne l’évoque qu’avec embarras. Elle travaille dans une épicerie désormais tenue par une solide stalinienne. Dans une chaufferie souterraine, le jeune héros s’adresse à son papa absent avec un ton de prière. Dehors, la ville semble peuplée de fantômes. Des enfants jouent au football dans des terrains vagues. Une menace plane, permanente. 

Klara se débrouille comme elle peut, accepte les compromissions avec le pouvoir, supporte l’humiliation. Le moyen d’agir autrement ? Avec son fils, les rapports sont tendus. Au fond, ils ne se connaissent pas. Elle a trop de secrets. Le fossé se creuse encore avec cet étranger qui..." La suite sur lefigaro.fr (article payant) 

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