mardi 14 avril 2026

En Hongrie, la déroute bienvenue de l’illibéralisme

"La défaite retentissante, dimanche, du premier ministre sortant, Viktor Orban, après seize années au pouvoir, dépasse largement les frontières de son pays.

Un vote massif a renversé un symbole à Budapest dimanche 12 avril. Seize années consacrées au verrouillage de la politique hongroise pour le seul bénéfice du premier ministre sortant, Viktor Orban, et de son clan, ont été clairement rejetées par les électeurs. Et cet échec retentissant, dans ce qui a été historiquement le laboratoire européen de l’illibéralisme, déborde largement les frontières de la Hongrie.

Viktor Orban, dont la liste des alliés va de la responsable du Rassemblement national français, Marine Le Pen, au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, n’est pas isolé dans la déroute. Son revers cinglant déteint également sur la Russie de Vladimir Poutine, à l’égard duquel le gouvernement sortant hongrois n’a jamais été en retard d’une servilité.

Elle touche encore plus directement l’administration de Donald Trump, qui n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de sauver un premier ministre en perdition, dont la campagne se réduisait à faire de l’Ukraine la source de tous les maux du pays. Récidiviste de l’ingérence électorale, quelques jours seulement avant le vote, le vice-président J. D. Vance a fait le voyage à Budapest pour rien. Les électeurs hongrois sont restés pareillement sourds aux promesses mirobolantes de soutien économique du locataire de la Maison Blanche, le 11 avril, qui traduisaient surtout sa crainte de voir Viktor Orban, un soutien de la première heure, mordre la poussière." La suite sur lemonde.fr

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