"A Budapest, le premier ministre a célébré en grande pompe l’anniversaire du soulèvement contre l’URSS, pour marquer le retour de la Hongrie du côté d’une « Europe libre et démocratique ». Six mois après la défaite de Viktor Orban dans les urnes, la population reste toutefois profondément divisée.
Sur l’esplanade du Parlement, à Budapest, alors que sept avions de combat Gripen défilent dans le ciel, le premier ministre hongrois, Péter Magyar, brandit un drapeau troué, symbole des révolutionnaires hongrois qui s’étaient révoltés contre la tutelle soviétique en 1956. Le 23 octobre, date du début du soulèvement, est « l’événement le plus important du XXe siècle en Hongrie », estime le politiste Robert Laszlo, qui rappelle qu’en 2025, Tisza, le parti de centre droit de M. Magyar, alors dans l’opposition, avait organisé une manifestation en parallèle des cérémonies présidées par le premier ministre Viktor Orban. « Cela avait été un immense succès, note M. Laszlo. C’est à ce moment-là que j’ai compris que quelque chose était en train de se passer. »
En présidant pour la première fois la cérémonie du 23 octobre, pour le 70e anniversaire de la révolution, M. Magyar entendait mettre en scène le début d’une nouvelle ère pour la Hongrie, après seize années d’un pouvoir autoritaire, marqué par un repli nationaliste, un rapprochement avec la Russie et une corruption endémique. Le bain de foule a été au rendez-vous, mais les invités étrangers que le premier ministre aurait souhaité voir affluer n’ont pas fait leur apparition sur le Danube – à l’exception de la présidente de la Moldavie, Maia Sandu, et d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui a tenu un discours au Parlement hongrois, se réjouissant de revenir dans une Hongrie « qui vient de renaître »." La suite sur lemonde.fr (article payant)
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